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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 08:33

A 07 heures 00, le ciel est déjà bleu azur. Pas un nuage à l'horizon. Il va faire chaud aujourd'hui ! Cette fois j'ai décidé d'emmener Jean-Claude, Pierrette, Sébastien et Laurent dans le massif de Belledonne, pour l'ascension du dernier grand sommet au nord de ce massif : la Pointe de Rognier.

 

Nous stationnons à la chapelle de Prodin après avoir emprunté une route forestière relativement carrossable.

 

Le sentier est bien fléché. On profite de la fraîcheur de la végétation quasiment jusqu'au 1er refuge : la grande montagne. Comme souvent dans Belledonne, les refuges sont bien entretenus, propres. Celui là ne déroge pas à la règle, avec en prime une belle vue sur les Grands Moulins, la montagne d'Arvillard...


 

Dans les aulnaies de ravin qui se succèdent nous pouvons voir furtivement un chamois puis une poule tétras au vol lourd et bruyant. Les rhododendrons en fleurs succèdent à l'aulnaie. En cette période la flore est éclatante de beauté : gentianes (ponctuée, printanière), trèfle alpins...
 

Le chemin nous mène rapidement au refuge des Plattières. Plus proche des montagnes, du minéral, des derniers névés, l'ambiance y est différente du précédent. Mais le calme qui y règne est le même.


 

Quelques fruits secs avant l'ascension soutenue du col de la perche. De ce col, la vallée de la Maurienne se découvre.

 

A partir du col le cheminement n'est plus indiqué. Une sente plein sud nous mène dans des pierriers plus ou moins fins : le grand canal. Le dénivelé et l'instabilité du terrain rendent la progression nettement plus physique.


Nous sortons sur un petit collet au nord ouest du sommet. Une petite photo de notre groupe nous permet de nous remettre de son bon crapahut.


C'est par une crête aérienne que nous rejoignons la pointe de Rognier : 2341m. Il est tout juste midi.

 

La table d'orientation, au pied de la croix sommitale, facilite la lecture du paysage. Les sommets enneigés de la Vanoise, se dévoilent alors que le Mont Blanc est caché derrière de gros nuages.

 

Après avoir mangé et pris notre temps, il nous faut déjà redescendre. Cette fois, nous prenons le pierrier juste sous la pointe : droit dans le pentu !



Nous sommes de nouveau au col de la perche. Quelques marmottes se chamaillent dans des gros blocs à quelques dizaines de mètres de nous. Pour conclure cette belle journée nous gravissons le Chapotet (2076m). Comme le fait remarquer Jean-Claude il y a quelques similitudes avec notre sortie aux Grands Moulins où nous étions rentrés par la Montagne d'Arvillard.

 

Le Chapotet est un gros mamelon herbeux, recouverts de fleurs et de mares. Sans danger en cette période, les belles pentes du secteur ont emporté 3 personnes, en mars dernier.

 


De l'autre côté de la crête nous rattrapons la piste forestière qui nous conduit jusqu'au parking.

 

Bilan : une très longue randonnée a réserver aux bons marcheurs. Attention à la crête sommitale qui ne pardonnerait aucune erreur. Une corde peut être utile pour les personnes sujettes au vertige ou peu rassurées.

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 17:24

Aux Barraques en Vercors à la sortie de « l'ancienne route » des Grands Goulets on peut lire ceci :


« Route des Grands Goulets

Construite de 1844 à 1851

Aux promoteurs de ce beau travail

Adrien Joubert et Ernest Joubert, son fils

Conseillers Généraux de La Chapelle en Vercors

Les habitants du Vercors reconnaissants. »

 

C'est surtout ces derniers mots qui parlent d'eux-mêmes. Car cette route a permis comme celles de Engins au nord, du Col du Rousset au sud...) de désenclaver, et de faciliter les échanges et le commerce entre ce coin du Vercors et le Royannais.

 

Jusque là, les habitants empruntaient le pas de l'Allier. Périlleux, il faisait l'objet de toutes les attentions, et un grand mur de soutènement avait été érigé sur sa partie finale, au 17ème siècle. Les convois de mules descendaient le charbon de bois et remontaient les produits de la vallée.

 

Au sommet du pas les muletiers pouvaient se désaltérer à une auberge dont les ruines ont été gagnées par la végétation.

 

C'est sur les traces de ce patrimoine, que j'emmène Mick ce 18 mai 2009.

 

Depuis le lieu dit « les Pacons » nous gagnons rapidement le pas de l'Allier à travers une très belle hêtraie. Un chevreuil ici, des orchidées (Céphalanthère, orchis militaire) par là, la nature à l'état brut.

 

Le pas de l'Allier offre une vue superbe sur la vallée creusée par la Vernaison et sur la montagne de l'Arp de l'autre côté.
 


Le sentier muletier, nous conduit à travers les buis, amélanchiers et autres arbustes sous le pas des Voûtes. Il faut alors « serrer la vis » comme l'on dit, car ce pas est assez raide ! Le pas des Voûtes sépare la Grande Cournouse de la Petite Cournouse (écrit « Cornouze » sur les cartes IGN !).

  

Le sentier rattrape le pas de la Chamatte : c'est un panorama grandiose sur les gorges de la Bourne. Plus loin deux points de vue permettent d'admirer cette vallée de la Bourne, le barrage de Choranche (le dernier des 4 barrages de cette rivière), le village de Choranche, le plateau de Presles...

 



Le retour se fait tranquillement à travers bois, sur des pistes forestières bien entretenues.

Bilan : Une randonnée qui offre de beaux points de vue.
           La montée du pas de Voûtes est physique. 12,5 km pour + 1070 m.


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