Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Dernières Infos

 

       

Prochaine(s) sortie(s) :

A définir

   Date(s) à retenir :

A définir

  

 

Recherche

Pour nous écrire :

Vous êtes le visiteur n°

24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 10:43
 Grand-tuf-du-Plan-Sery.jpg

Cela faisait longtemps que Jean-Claude et Pierrette voulaient randonner en Vanoise. Les 20 et 21 août 2007, je leur propose donc de partir à la découverte d’une partie du Parc National de la Vanoise. Mathieu, accompagnateur en montage stagiaire nous accompagne. 
 
Départ donc lundi vers 08 heures 30, du parking du Laisonnay d’en bas. 08° C au thermomètre de la voiture. Il fait frais, le parking est quasiment désert. Il faut dire que les prévisions météorologiques ne sont guères optimistes pour ces deux jours. Mais bon, nous sommes motivés et bien équipés.
 
Il pluviote déjà et dès le départ port du poncho de rigueur. « Col du Palet 04h30 » nous indique le panneau. Nous laissons le hameau du Laisonnay d’en haut sur notre droite et nous empruntons le chemin carrossable. La visibilité n’est pas formidable, le brouillard nous cache la vue sur la Grande Casse, et les 3000 voisins. Une première ferme d’alpage : « vente de fromage ». Les cloches et sonnailles résonnent sans que l’on puisse voir le moindre bovin dans cette purée de pois.
Nous passons à proximité du refuge de la Glière que nous devinons à travers la brume.
 
Un peu plus haut, nous trouvons refuge dans la belle chapelle située au point côté 2049m. Nous ne sommes pas seuls. Un jeune couple s’est abrité aussi puis un groupe de trois randonneuses.
 
Une très belle fresque, de 1997, est présente derrière l’autel (Une vierge les bras écartées en direction de bergers et des animaux). Il était écrit qu’une messe y était célébrée, il n’y pas si longtemps que cela, dans le but d’assurer la protection des troupeaux et des bergers. Les nombreux livres d’or regorgent de témoignages, le lieu est très fréquenté mais très préservé.
 
Il est temps de repartir et en sortant nous sommes saisis par un froid hivernal. La pluie, le vent, les conditions sont hostiles. Le sentier quitte la « route » et nous permet d’avaler les dénivelés plus rapidement en coupant les lacets.
 
 A la patte d’oie, nous prenons la direction du col du Palet. Encore une ferme d’alpage. Des lacs ? Plutôt des cuvettes, des gouilles par ci par là. Puis le col de la Croix des Frêtes (2647 m) et celui du Palet (2652m). Vers l’est c’est Tignes. Nous sommes en limite de la zone centrale du Parc, d’ailleurs côté Tignes des camions et engins de travaux publics. Nous prenons la décision de manger à l’abri dans le refuge du Palet (à 10 minutes).
 
C’est ici que l’on avait prévu de rester pour la nuit. Malheureusement en cours de réhabilitation sa capacité est réduite et il était déjà complet lors de notre réservation !! D’ailleurs la salle de restauration est pleine. Trois gardes du PNV, trois ouvriers à une table, et une douzaine de randonneurs.
Nous commandons un thé histoire de nous réchauffer, et avec l’accord de la gardienne nous déballons notre repas.
 
Nous ne sommes pas pressés. Le refuge d’Entre le lac n’est qu’à une heure. Après nous être bien alimentés nous remettons nos chaussures humides et le poncho trempé. Il pleut toujours autant. Dommage pour la vue. Nous passons à proximité du chalet de la Grassaz. Un peu plus loin nous découvrons le joli lac de La Plagne et le refuge en amont. Encore quelques lacets à descendre, nous y sommes (2155m).

Refuge-Entre-Le-Lac-(vue arriere).JPG 
Le gardien nous accueille devant la cuisine. Il nous laisse nous installer et nous allume bien gentiment le poêle. Nos avons quelques affaires à sécher !!! Nous sommes les premiers.
En fin d’après-midi, nous sommes une petite vingtaine. La salle se réchauffe alors que dehors la température chute. Néanmoins les brumes et nuages se dissipent laissant un superbe panorama.
 
Le lendemain nous ne sommes pas pressés. Le programme est plus court que celui de la veille. Nous sommes déjà agréablement surpris de découvrir un temps clément. Les orages annoncés sont en retards, tant mieux !!!
 
Nous partons en direction du sud-est avec pour première (et unique) difficulté de la journée, l’ascension du col du Plan de Sery (2609m). Le panorama est grandiose, les sommets ont été saupoudrés de neige durant la nuit, et le contraste est magnifique avec le bleu du ciel qui apparaît entre les gros cumulus gris. La crête des Platières, le Mont Blanc de Peisey, l’Aliet… se dévoilent un peu plus.

101-2342.jpg 
Les premiers bouquetins sont là. Un mâle aux cornes impressionnantes, broute tranquillement à quelques dizaines de mètres du sentier. Plus loin, une marmotte et son petit sortent de leur terrier.
 
La flore n’est pas sans reste : des parterres d’Edelweiss, la renoncule des glaciers, le séneçon blanchâtre, des gentianes pourpres, ponctuées, champêtres ….

Edelweiss.jpg 
Sous l’aiguille du Val de Genêt (ou Grand Tuf du Plan Sery), nous traversons la belle vallée de Plan Sery, et nous sortons de la zone centrale du parc avant d’arriver au refuge de Plaisance.
 Le temps se couvre par moment, quelques gouttes de pluie. Rien de catastrophique et nous pique-niquons sur les bords du ruisseau du Py.
 
Encore quelques centaines de mètres à descendre, en longeant la cascade de Py, avant d’arriver au parking.
 
BILAN
 
Une belle randonnée. Sans difficulté technique, quelques passages un peu soutenus par moment mais largement à la portée de tous.  Une faune et une flore préservées et riches. La haute montagne a portée de tous.
 
Le brouillard nous a malheureusement gâché la vue le premier jour. C’est dommage mais c’est aussi une raison pour revenir !!!
Repost 0
13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 13:12
LE RELIEF DANS LA RESERVE DES HAUTS DE CHARTREUSE
 
Le massif de la Chartreuse est un massif essentiellement sédimentaire.
 
   Ere secondaire (entre -225 millions d'années et -65 millions d'années) : des mers plus ou moins profondes recouvraient la Pangée (continent unique de la fin du Primaire). Dans ces eaux, les fossiles des organismes marins de l'époque (bivalves, polypiers...) se sont accumulés dans le fond, sur plusieurs couches (ou strates) différentes suivant leur nature (calcaire, argile..).
 
   Ere tertiaire (entre -65 millions d'années et -2 millions d'années) : soulèvement des Alpes. Les couches sédimentaires se plissent en anticlinaux (points hauts) et synclinaux (points bas).

 

    
   Lors de ce soulèvement, dans la réserve des Hauts de Chartreuse, certains blocs ont glissé les uns par rapport aux autres.
 
   Ces glissements ont créé trois grandes failles (dites failles de décrochement) : l'Alpette, l'Alpe et Bellefond.
 
La réserve est découpée en quatre parties distinctes (quatre alpages encore utilisés de nos jours) : le Granier, l'Alpette, l'Aulp du Seuil, et la Dent de Crolles.
  
 
   Ere quaternaire (depuis -2 millions d'années) : érosion importante. Les points hauts deviennent les points bas. Les sommets d'aujourd'hui (Granier, Dent de Crolles...) sont les cols d'hier. Ce phénomène est appelé les synclinaux hauts perchés.
 
 
Je recommande le site ci-dessous (extrêmement précis)
 
 
Repost 0
Published by Romuald - dans Les dossiers
commenter cet article

Accueil