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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 08:08

  Sache (1

 

Cette fois, je ne suis pas l'instigateur de cette course ! C'est Seb, de Bourg St Maurice, qui après contact sur internet et par téléphone, m'a proposé de me faire découvrir cette partie de la Vanoise.

 

Après l'avoir récupéré à Bourg, nous montons tous les deux en direction de Peisey-Nancroix, et nous stationnons au bout du vallon, devant le refuge-porte de Rosuel.

 

C'est la fin d'après midi et alors que tout le monde redescend, nous nous montons ! Nous montons d'un bon train. A hauteur des chalets de la Plagne, nous nous hydratons et bifurquons en direction du col de la Sachette. Le sentier part plein est. Plus loin, nous le laissons pour monter plein nord (hors sentier) en direction du dôme des Platières.

 

Derrière nous, une jolie vue sur le refuge d'Entre le Lac, dans lequel j'avais dormi avec les amis il y a 5 ans déjà ... le temps passe.

 

C'est sur un replat, vers 2700m, que nous poserons nos duvets. Une partie de la soirée est consacrée à l'édification d'un petit muret sensé nous protéger du vent (je constaterai par la suite que son action n'a pas été 100% efficace !).   

 

IMGP7722   

Nous prenons le repas tranquillement, abrité du vent et face à cette austère face sud des Platières. Le ciel est partiellement couvert, la pluie annoncée n'est pas venue, tant mieux.

 

Comme il ne fait pas très chaud, nous rentrons rapidement dans les duvets. La nuit fût, comment dire ?? fraîche et ventée ! Bref pas trop dormi, et je ne suis pas mécontent de me lever. Le ciel est bien étoilé, et après avoir avalé le petit-déj, rangé les duvets et préparé le matos, nous partons pour cette très très longue (mais nous ne le savons pas encore) course !

 

Nous quittons rapidement le terrain morainique (terre sans consistance, pierriers instables ...), et progressons sur les 1ers névés. Le regel nocturne a été bon et notre progression en est facilitée.

 

Nous parvenons au dôme des Platières (3 473m) vers 08h00. Nous pouvons constater qu'il nous reste encore bien à faire. L'arête entre Platières et la Sache est rapide et le dôme de la Sache (3 601m) est atteint vers 09h20.

 

Sache (1)

Sache (2)

 

Sèb et moi, nous sommes d'accord. Il reste encore une belle traversée jusqu'à la brêche Puiseux et il nous faut renoncer à l'ascension du Mont Pourri !

 

Nous progressons sur le fil de l'arête. Un gros gendarme nous oblige à quelques pas d'escalade (en III). Nous sortons la corde pour quelques manip de sécurité (surtout pour la désescalade).       

 

Sache (3)  Sache (4)

 

Juste après une belle traversée, très expo nous oblige à la plus grande vigilance. Nous progressons corde tendue, en pointes avant et piolet, la couche de neige est peu épaisse et la glace est juste dessous ! La rimaye est juste sous nos pieds attendant notre chute grande ouverte ! 

 

Sache (4)         

Finalement on tente de la traverser sur un pont de neige. Le choix est judicieux et met fin à cette traversée qui nous a fait (un peu) transpirer. On poursuit la descente, on traverse encore des belles crevasses avant que la pente ne se radoucisse. Ce glacier sud de la Gurraz offre de belles vues sur de superbes séracs en équilibre, et de belles crevasses bien ouvertes.

 

Sache (5) Sache (6)

 

Nous prenons pieds sur le glacier nord de la Gurraz et arrivons enfin à la moraine terminale. Nous prenons le temps de ranger tout le matériel (piolet, crampons, baudriers, broches, sangles, dégaines, pieu à neige ...), les sacs s'en trouvent d'autant alourdis.

 

Nous passons devant le refuge Turia puis nous nous séparons. Je file vers Arc 2000, par une très longue sente à flanc de montagne, qui ne fait que monter et descendre. C'est à 17h00, que je parviens à Arc 2000.

 

Je descends à 1600, puis remonte à 1800 grâce à la navette gratuite. Un coup de stop et hop coup de chance, je me retrouve au parking des Lanches.

 

 

 

  : Cette sortie se déroule en terrain glaciaire nécessitant du matériel spécifique (crampons, piolet, baudrier …). Cette course ne répond pas aux prérogatives de l’Accompagnateur en Moyenne Montagne, diplômé d’état. Si vous êtes intéressés par ce type de randonnée, veuillez-vous adresser à un Guide de Haute Montagne seul professionnel habilité à vous y conduire.

 

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:24

 

  Coolidge (53)

 

L'année dernière, au sommet du Gioberney, j'avais dit à Sèb en regardant le Pic Coolidge, l'année prochaine on le fait !

 

Cet été, nos plannings n'ont pas bien coïncidé, et c'est seulement ce dernier week-end d'aout, les 27 et 28 précisément que nous nous lançons à l'assaut de notre objectif.

 

Les prévisions météorologiques sont top, grand beau annoncé. Sèb me récupère à la gare de Grenoble, et nous voilà partis pour La Bérarde. A la sortie de Bourg d'Oisans, nous prenons deux auto-stoppeurs.

 

La discussion s'engage. Ils vont au promontoire, et nous demande de passer le bonjour au gardien de Temple-Ecrins. En fait l'un d'eux est de Entremont le Vieux et connait aussi (comme nous) le frère du gardien, Jérôme garde à la Réserve des Hauts de Chartreuse. Après s'être souhaité mutuellement une bonne course, nous les déposons à l'entrée de La Bérarde.

 

Nous nous stationnons à la même place que l'année dernière. Et sur le parking nous attaquons le pique-nique.

 

Tranquillement nous nous lançons dans notre randonnée. Le début nous est familier. Nous retrouvons la fontaine avec son quart métallique, et le refuge du Carrelet.

 

Coolidge (5)

 

Puis nous partons sur la gauche en direction du refuge de Temple-Ecrins.

 

Le sentier est bien tracé, il y a de nombreux ouvrages destinés à lutter contre l'érosion des sols. Les lacets se succèdent, nous sortons rapidement du sous-bois. Nous pouvons admirer le vallon de la Pilatte, les sommets des Bans, du Gioberney, des Rouies … Tous ces noms ne nous sont plus inconnus.

 

Coolidge (69)

 

Le refuge est là. Vieille bâtisse tout en béton, pas très jolie. Nous nous annonçons au gardien. Visite rapide des lieux (les toilettes sont en cours de rénovation, un seul wc actuellement au lieu de deux), pas de douche, deux dortoirs et une salle à manger.

 

Coolidge (22)

 

Nous posons nos sacs, prenons une bière en terrasse face à ce superbe panorama, et puis nous allons faire une petite sieste.

 

Coolidge (26)

 

Deux heures après, nous allons feuilleter quelques magazines sur la terrasse. Le refuge s'est rempli un peu. Nous sommes prévus 15 pour le Pic Coolidge. Lever prévu 04h30.

 

A table, nous échangeons avec un groupe de quinquagénaires sympathiques. Ils enchainent les dénivelés depuis 2 jours mais ont encore bien la pêche ! Comme j'avais pu le lire sur des forums, le repas est au top : apéritif maison, soupe (légumes, lard, thym), couscous, fromage et tarte.

 

Après ce repas gargantuesque, nous nous endormons rapidement. Le sommeil est saccadé comme souvent en refuge. Les ronflements, la fraicheur et l'humidité ...

 

Comme à notre habitude, nous nous réveillons 10' avant tout le monde. On aime bien être les 1ers ! On avale rapidement nos tartines et notre boisson chaude. Et sans trop tarder, nous décollons.

 

A la lueur de nos frontales, nous progressons dans la nuit noire. Au début le sentier est bien marqué mais après une bonne heure, il faut chercher les cairns. Derrière nous, des frontales perdues dans la nuit. Devant moi deux paires d'yeux réfléchissent le faisceau de ma lampe. Des chamois ? Probablement les animaux se sont vite enfuis. 

 

Le jour commence à se lever alors que nous arrivons dans le pierrier sous le col de la Temple. Un dernier effort. Nous sommes rattrapés par un alpiniste, alors que nous cherchons un passage entre les névés bétons et les pierriers instables.

 

Après avoir quitté le refuge depuis 2 heures, nous sortons au col en même temps que le soleil apparaît. La vue y est superbe : L'Ailefroide, jusqu'au Pelvoux, sous nos pieds le glacier noir, derrière nous les Rouies ...

 

Il fait très frais. Et nous mettons rapidement la veste, et les gants avant de sortir les baudriers et la corde. C'est le moment de mettre les lunettes de soleil aussi !

 

Une petit gorgée d'eau, deux biscuits et nous sommes repartis. La course prend tout de suite un autre visage. C'est maintenant du rocher qui nous attend. On progresse en sécurité, en cordée. A chaque passage délicat, on redouble de vigilance.

 

Coolidge (56)

 

On traverse un petit col puis de nouveau un passage rocheux.

 

Coolidge (51)

 

Nous sortons en fin au pied du glacier. Je décide, de ne pas l'emprunter et de progresser dans le couloir à gauche.

 

Coolidge (54)

 

Mais nous nous rendons vite compte que le terrain instable s'avère assez engagé. Malgré ma prudence, je fais tomber quelques parpaings en direction de Sèb. Heureusement sans conséquence.

 

Je retrouve l'alpiniste de tout à l'heure (il a fait le choix de passer par le glacier). Nous progressons ensemble jusqu'au 1er sommet : 3 762m. Sèb est juste sous moi, je préfère le rejoindre plutôt que de gravir le véritable sommet du Pic Coolidge (3 775m).

 

Le terrain est vraiment pourri et je ne suis pas mécontent de retrouver Sèb et de repartir du côté du glacier. D'ailleurs c'est devant une belle corniche, que nous nous restaurons et chaussons les crampons. Sur notre gauche, le glacier noir surplombé par la face sud de la Barre des Ecrins.

 

Coolidge (67)Coolidge (61)

 

La glace est dure. Sèb prend la tête de la cordée. Nous progressons rapidement jusqu'au pied du glacier. Des cordées sont encore à la montée. Nous nous saluons, puis entamons notre descente. Nous sommes prudents. C'est pas le moment de se mettre une boite !

 

Coolidge (31)

 

La corde rassure. Le rocher est de bonne qualité et offre de belles prises pieds et/ou mains. 10H30, nous sommes de retour au col. Nous croisons nos quinquas de la veille. Puis après avoir remis les baudriers et la corde dans le sac, nous redescendons sur le refuge.

 

Le pierrier est aussi pénible à la descente qu'à la montée ! Nous découvrons l'itinéraire réalisé le matin dans la nuit. A midi, nous sommes au refuge. Pas trop le temps de se poser, il y a encore de la route. Nous payons notre note et reprenons notre périple.

 

La descente est rapide jusqu'au sentier du bas, puis interminable jusqu'au Carrelet et pour finir jusqu'au parking. On en voit pas le bout !

 

Le calme des lieux est perturbé par le bruit caractéristique de l'hélico. EC 145 en approche sur la DZ. Le véhicule du secours en montagne est là. Pas rassurant tout cela. Après un rapide posé Dragon 38 reprend les airs. Il réalise quelques manœuvres de treuillage d'un secouriste du PG avant de repartir dans la vallée.

 

Coolidge (37)

 

Nous croisons un des évacués, le bras en écharpe … c'est l'un des deux auto-stoppeurs de la veille. Il semble peu touché, tant mieux !

 

Quant à nous, c'est la fin une très belle course. Assez épuisante sur la fin, nous en avons pris plein les yeux.  

 

 

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 : Cette sortie se déroule en terrain glaciaire nécessitant du matériel spécifique (crampons, piolet, baudrier …). Cette course ne répond pas aux prérogatives de l’Accompagnateur en Moyenne Montagne, diplômé d’état.

Si vous êtes intéressés par ce type de randonnée, veuillez-vous adresser à un Guide de Haute Montagne seul professionnel habilité à vous y conduire.

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