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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 20:01

Pour cette dernière randonnée de notre semaine briançonnaise, j'emmène le groupe découvrir une autre vallée, celle de la Cerveyrette. Ce petit torrent rivière qui prend naissance au pied des contreforts du Queyras, reçoit plusieurs affluents, avant de se jeter dans la Durance au sud de Briançon.

 

Nous traversons le village de Cervières avant de s'arrêter au parking sous le hameau La Chau. Une partie des fortifications des Aïttes sont visibles mais pas le mur que l'on a pas observer avant d'arriver.

Col de Gimont (2 403m)

La première partie de cette randonnée offre de bons coups de cul ! C'est raide mais nous parvenons à l'ancienne bergerie des Fraches qui tombe en ruines faute d'entretien. Dommage un patrimoine architectural pareil laissé à l'abandon c'est triste !

Nous poursuivons au lac noir pour notre pause fruits secs de la matinée. Le panorama côté Queyras, ou l'Italie toute proche couvre tout l'horizon.

Col de Gimont (2 403m)
Col de Gimont (2 403m)

Nous atteignons le grand lac Gignoux. Il y a beaucoup de monde.

Col de Gimont (2 403m)
Col de Gimont (2 403m)

Et pour échapper un peu à la foule nous empruntons une petite sente qui nous mène à la frontière franco-italienne, comme l'atteste la borne présente, au col de Gimont. A nos pieds le domaine skiable de Clavières, un peu plus loin celui de Sestrières, jumelés avec Montgenèvre.

Col de Gimont (2 403m)
Col de Gimont (2 403m)
Col de Gimont (2 403m)

C'est à côté de la gare d'arrivée de la Cime de Saurel que nous prenons notre dernier repas.

 

Le retour s'effectue par un autre itinéraire. Après une descente un peu délicate sur le lac Gignoux, nous passons au dessus du lac du Rouséou, avant de redescendre sur le lac noir, et de partir vers l'ouest.

Col de Gimont (2 403m)
Col de Gimont (2 403m)

Finalement nous retrouvons les voitures après avoir pu observer depuis le haut le mur des Aïttes.

Col de Gimont (2 403m)
Col de Gimont (2 403m)

La borne frontière du col de Gimont portant le n° 28.

 

Ces bornes frontières (monolithes (parallélépipédiques faits le plus souvent avec la pierre trouvée sur place, calcaire ou grés) ou roches gravées), se situent sur l'ancienne frontière entre le Royaume de France et les Etats Sardes.

 

Cette frontière est matérialisée une première fois en 1761. Les bornes comportent les insignes suivants : la fleur de lys côté royaume de France et la croix de Savoie côté Etats Sardes. Chaque borne avait son numéro et la date de sa pose.

 

Lorsqu'en 1814 la Savoie est revenue au royaume de Sardaigne-Piémont-Savoie, une ordonnance royale du 13 octobre a rappelé que les limites entre les deux Etats redevenaient celles du traité du 24 mars 1760. Pour s'assurer que la frontière était bien marquée sur le terrain, les autorités sardes ont fait effectuer un inventaire des bornes en septembre 1821.

 

A la suite de ce constat, compte tenu de nombreuses disparitions et détériorations, un nouvel abornement a eu lieu en 1823.

 

Pour ce qui est de la deuxième date 1634, il se pourrait qu'elle corresponde à l'année de naissance de Charles Emmanuel II de Savoie.

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 13:11
La route des forts

Après avoir laissé un véhicule au hameau de « La Vachette », nous montons à la station du Montgenèvre.

 

Nous récupérons le GR5 (emprunté en partie hier) qui nous conduit en une longue descente jusqu'aux fortifications briançonnaises.

 

Il pleut un peu et les équipements sont de sortie. Ponchos pour les uns versus vestes de pluie et protège sac pour les autres. Nous traversons un ridicule cours d'eau : la Durance ! Célèbre rivière haut alpine, elle prend sa source sur les alpages de la station plus haut, et gonfle au fur et à mesure avec ces affluents (la Clarée, la Guisane, l'Ubaye …) avant de se jeter dans le Rhône au sud ouest d'Avignon.

 

La descente, en sous bois, est agréable, et la pluie a cessé rapidement. Les champignons ont bien poussé : coprins chevelus, bolets.

La route des forts

Nous passons devant le premier ouvrage militaire : la « batterie de la Lame ». Cet ouvrage construit dans l'urgence, entre 1938 et 1939, devait abriter le commandant opérationnel du secteur mais n'a jamais été achevé !

La route des forts

Nous poursuivons jusqu'au fort Dauphin, qui fait face au fort des Salettes. Avec la Durance qui coule juste dessous, axe principal entre Italie et France depuis le col du Montgenèvre, nous comprenons aisément le rôle de ces deux constructions.

La route des forts

Nous parvenons enfin au fort des Trois Têtes. C'est l'heure de la pause pique-nique. Le fort du Randouillet au dessus de nous. L'histoire de France nous entoure. Ah si ces pierres de taille pouvaient parler !

 

Après cette pause, nous contournons le fort des Trois Têtes, et descendons au Pont d'Asfled. Ce pont permet de traverser la Durance à son endroit le plus étroit (40m) et le plus haut (60m). Une nouvelle belle prouesse technique de l'époque (1730).

 

Après les photos de l'ouvrage sous tous les angles ou presque, nous repartons en direction de l'Envers du Fontenil. Plus loin nous croisons un randonneur québecois, qui tente de ralier Marseille à Rome par les Alpes ! Une discussion passionnée s'entame en queue du groupe avec ce randonneur que je convaincs à nous suivre pour rallier plus vite La Rochette, son étape du jour.

 

Une dernière navette pour récupérer les voitures laissées au col et c'est la fin de cette belle randonnée qui nous aura permis de découvrir une partie des fortifications des plus anciennes de la vieille ville, en passant par la période Vauban, Séré de Rivières, ou Maginot.

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