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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 20:05

Le 17 juillet 2008
 

L’année dernière le temps n’avait pas du tout été clément, mais finalement cela nous a donné envie de revenir ! Cette année, c’est de la vallée de la Maurienne que nous débutons notre randonnée, plus précisément au dessus du village de AUSSOIS.  

C’est vers 09 heures 00, que nous arrivons au parking (2000m), entre les 2 lacs (Plan d’Aval et Plan d’Amont), il y a Jean-Claude, Pierrette, Sébastien, et deux AMM Matthieu et moi-même.


Il y a bien quelques nuages mais les prévisions météo n’envisagent pas de pluie avant la fin d’après-midi. Au départ nous empruntons la piste forestière, serpentant à travers la pinède, puis au milieu des pistes de ski reconverties en alpages pour belles tarines. Quelles sont belles ces tarines. Un beau taurillon se distingue à travers le troupeau : plus trapu, à l’encolure beaucoup plus foncée.

Nous passons sous le refuge de Plan Sec, un peu plus loin sous La Fournache. Une belle marmotte peu farouche, se laisse prendre en photo et filmer.

Un peu plus loin, sous le refuge de la Dent Parrachée, la signalitique en place nous indique que nous entrons (enfin) dans le parc national de la Vanoise. Espace protégé, des pictogrammes informent chacun de nous sur la législation en vigueur dans ce parc. Le refuge offre une belle vue depuis les transats de sa terrasse : les deux lacs en enfilade, les alpages, les sommets enneigés... A côté de celui-ci, un abri sous un toit de lauzes, où coule une source : un frédié ?

Derrière le chalet des garde sest fermé. Nous marchons maintenant dans une zone humide, où les eaux de fonte des glaciers méandrent sur ce plateau. Un dernier effort, une passerelle, et nous sommes sur le plan de la Gorma, puis nous arrivons au joli lac du génépy (2906m).


Les alluvions qui se déposent dans ce lac lui donnent de jolies teintes et couleurs. C'est un peu à l'abri du vent, assis au milieu des brins de génépi que nous tirons du sac notre pique-nique. Un autre groupe d'une dizaine de personnes avec un AMM mangent (bruyament ?) au dessus de nous. Deux alpinistes descendent crampons aux pieds du glacier de Labby. Ce sont les eaux de fonte de ce glacier qui alimentent le lac.

Mais il est temps de poursuivre notre randonnée. Contrairement à l'autre groupe qui descend tout de suite, nous nous attaquons au col de la Roche Chevrière. Il ne faut pas trop descendre et garder la courbe de niveau 2750 au maximum. Les nuages gris et noirs sont de plus en plus menaçants. Nous parvenons après quelques traversées délicates de névés et de pierriers au col (3053m). Il y fait froid à cause du vent. Nous avons une belle vue malgré la brume, sur le glacier de Rosoire.

Pour la descente, nous privilégions les névés, pour les glissades. Le plan du Chardonneret est peu emprunté semble-t-il et nous parvenons à surprendre quelques chamois. Le refuge est en vue. Une dernière descente le long d'un ruisseau. Nous surprenons cette fois une harde de 5 bouquetins. Peu farouches ils se laissent observer à bonne distance.

Le refuge du fond d'Aussois a été refait il y a peu. Il correspond un peu plus aux attentes des usagers (clients ?) de maintenant : chambres de 08, 10 au lieu du traditionnel dortoir en rang d'oignons, douches chaudes...
La réservation avait été effectuée par internet. Nous pensions être seuls, ce n’est pas le cas (47 à table plus les hors-sacs, bizarre on annonce 40 places !!). Les gardiens sont très sympas. Après installation dans la chambre, la douche (chaude), puis une petite boisson (séb recommande le lait aux myrtilles). Le repas est de qualité, très copieux. Je recommande cette table.  

Après ce repas chacun essaye de retarder un peu le moment du lit : on lit (les treks magazines, les revues du CAF des années 80 !!), on sort admirer la montagne (mais il fait frais), on se renseigne sur la météo du lendemain, on regarde l’itinéraire du jour et celui de demain sur les cartes … Il est 22 h 30, il est temps d’y aller, demain petit déjeuner à 07 heures 00.

 Le 18 juillet 2008

Après une nuit plus ou moins bonne pour chacun, le petit déjeuner avalé, nous partons en direction du col d’Aussois. Le ciel est bien dégagé, le soleil pointe ses premiers rayons aux cimes des crêtes. Il fait frais à l’ombre, mais dès les premières pentes la température monte. Cette fois lunettes de soleil, et chapeau sont de rigueur. Le chemin, pour un GR n’est pas bien tracé.

Il y a bien quelques cairns mais il faut avoir l’œil pour choisir le bon itinéraire. Ce manque de trace doit être délicat à gérer par temps brumeux. La pointe de l’Echelle domine notre progression. Face à nous, dans l’autre versant, la Dent Parrachée et la pointe de la Fournache se détachent du ciel bleu azur.
 

Une petite pause sous la croix située légèrement sous le col. Depuis cette croix, belle vue sur la pointe de l’Observatoire qui domine le col d’Aussois.

Encore quelques mètres, un dernier névé nous sommes au col (2916m). Encore une fois la signalétique est absente. La vue est superbe. Plein nord, la vallée qui descend au village de Pralognan avec en point de mir le Mont Blanc. Au nord ouest la crête enneigée : dôme des Nants, dôme de l’Arpont… 
 

 Le temps se couvre. Un dernier effort sur l’arête aérienne, et nous sommes à la Pointe de l’Observatoire (3015m). Une courte fenêtre nous permet de voir au sud est de l’autre côté de la vallée, le glacier de Gébroulaz sous les aiguilles de Péclet et de Polset. 

Un couple arrive sur la pointe pas beaucoup de place mais on se sert. On leur propose un peu de génépi ou de la Chartreuse mais ils refusent gentiment. Ils ne restent d’ailleurs pas longtemps. Il faut dire que le ciel se couvre. C’est frustrant de ne pas avoir eu la vue totale sur la vallée de Chavière à l’est ! On sort quand même le réchaud et on prend le temps de faire un petit café ou un thé. 

Il nous faut pourtant partir et nous redescendons un peu plus en direction du plateau pour éviter la « vertigineuse » arête. La descente est rapide, il y a foule qui monte. Vers 12 heures 30, c’est un peu au dessus du refuge que l’on s’arrête pour manger. L’herbe moelleuse nous accueille mais il faut être prudent pour ne pas s’asseoir sur des chenilles processionnaires. 

Tout en mangeant on scrute le relief à l’affût d’un bouquetin ou d’un chamois. Rien. Après ce repas, je décide d’emmener le groupe par l’itinéraire d’hiver sous le grand roc, histoire de ne pas rentrer trop tôt et d’éviter le chemin à touristes du pont de la sétéria. Peu fréquenté, le sentier devient bien marqué un peu plus loin. On arrive rapidement au carrefour du GR5 et de la descente du col de la Masse. Une dernière sente à descendre face au lac, jusqu’à sa rive est.

Puis c’est le barrage et le parking. Il est 15 heures 30, l’altimètre indique 900 m cumulés, encore une très belle journée.

 

 

 

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