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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 12:34

 

Le gîte est réservé au « Sapin Bronzé » situé au village forestier de Lente. Jean-Claude, Pierrette et moi partons avant pour la prise en compte des clés vers 17 heures 00. Nous partons ensuite directement sur le site de brame. Le temps est déjà incertain ! Brumes et brouillards donnent au lieu un air mystérieux mais laissent supposer que l'observation des cervidés va être difficile.

 

Il y a du monde sur le site mais les amoureux du site respectent le silence et la discrétion pour cette période importante pour le cerf. Le brame est lancé dès notre arrivée. Les mâles se répondent aux uns et aux autres par des brames impressionnants. Il fait frais et l'humidité nous glace.

 

Vers 20 heures 00, nous sommes rejoints par Mick, Karène, Dylan, Séb, Séverine, fred, fabienne et Etienne. Il y a du monde pour cette sortie prévue de longue date. Les enfants sont comme les adultes impressionnés par la puissance vocale des brames. Malheureusement la nuit tombe très vite, et le brouillard ne permet pas de profiter de la luminosité de la lune. Nous sommes dans le noir complet et nous ne pouvons pas nous déplacer sur le site sans frontales, ce qui peut déranger les animaux.

 

Vers 21 heures 30, nous reprenons nos voitures et rentrons au gîte. Nous répartissons les chambres en deux groupes : les lève-tôt réveil 05h30 pour le brame et ... les autres.

 

Nous ne nous éternisons pas pour aller nous coucher. Le réveil est difficile pour le 1er groupe. Mais le ciel totalement dégagé, magnifiquement étoilé nous motive. Un petit café vite avalé et nous voilà sur le site ! Il fait encore nuit noire mais le brame a déjà commencé. S'est-il arrêté durant la nuit ??

 

C'est beaucoup mieux que la veille. D'abord auditif, avec le jour qui se lève le spectacle devient visuel et grandiose. Des biches affolées par les cerfs, des cerfs occupés à ameuter les femelles et à faire savoir au voisin qu'ils sont bien là et prêts à en découdre. Jean-claude et Fred ont même la chance de voir un combat entre deux mâles. L'un des deux beaucoup plus petit, a préféré fuir devant la difficulté et la supériorité physique de son adversaire.

 

Nous repassons par le gîte récupérer le reste du groupe (les lève-tard) et prendre notre petit déjeuner avant de partir sur la station de ski de Fond d'Urle point de départ de la randonnée du jour.

 

La randonnée proposée dans la journée est balisée et intitulée « sentier du karst ». Il s'agit d'une belle promenade sur le plateau karstique (lapiaz, scialets...) dans un espace protégé : l'E.N.S. de Font d'Urle. C'est une très belle journée d'automne, le ciel est bleu azur, le soleil généreux. Ici le calcaire est roi. Mais le pastoralisme aussi. Sur ces alpages paissent des chevaux, des bovins et même des ovins.

 


C'est en bordure de falaises, dominant la forêt domaniale de Quint, que nous pique-niquons assis sur une pelouse épaisse.

 


Dans les éboulis, 200 mètres sous nous, nous observons des mouflons. La harde est importante, peut être une dizaine de membres. Les mâles sont facilement reconnaissables avec leur « selle » et leurs cornes impressionnantes. Quand trois chiens de chasse apparaissent dans le vallon, la harde prend vite de l'importance. Des animaux sortent de partout. Jean-Claude en dénombre 29 ! Les bêtes sont stressées par les chiens et se regroupent au pied de la falaise. Avec les chiens juste derrière elle, la harde se séparent en plusieurs groupes.

(Vidéo prise par Pierrette)

Nous pensant un moment que les chiens allaient faire remonter le troupeau sur le plateau juste devant nous ! Mais malheureusement pour nous (et nos photos ou films) les mouflons trouveront refuge dans la forêt.

C'est dans le ciel que nous portons alors nos regards. Des vautours fauves nous survolent quelques instants avant de disparaîtrent de nouveau. Ces oiseaux ont une belle envergure : jusqu'à 2m80 ! Ce qui permet de les observer même sans jumelles.


Séb escalade un scialet ouvert offrant une vue sur la vallée de Quint.

Nous poursuivons la randonnée sur la crête jusqu'à la porte d'Urle. Nous surprenons depuis notre belvédère une harde de chamois sur une sente ensoleillée impossible d'accès. Ils sont gênés par notre présence et partent trouver un peu de tranquillité un peu plus loin.

 

Le sentier est aménagé, un peu plus loin, d'une main courante pour descendre dans une crevasse calcaire. Mais nous sommes un peu pressés pour tester cet itinéraire.

 

Nous retrouvons rapidement les voitures laissées devant l'hôtel.

 

Un éco-garde de l'E.N.S. nous soumet un petit questionnaire sur l'aménagement du site, sur la lisibilité des panneaux informatifs et leurs contenus. Il est temps de nous séparer.

 

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