
Pour ce 05 novembre 2009, les prévisions météorologiques ont été plus que pessimistes. Je suis obligé d’avancer d’une journée la
sortie initialement prévue le 06. Mick et Séb sont de la partie et je les emmène dans les Bauges, au dessus d’Albertville, pour une randonnée que j’appellerai le « tour du Grand
Roc ».
Cette randonnée aurait pu s’appeler aussi tour du Mont d’Orisan car en fait on va faire le tour de ces deux sommets mais le Grand Roc étant le plus élevé !
Bref il a bien plu ces derniers jours et les sommets ont revêtu leur parure hivernale. Cette randonnée affiche quelques 1300 m de dénivelé et dès le départ c’est raide. On trouve notre rythme de
croisière que nous ne quitterons pas jusqu’à la 1ère pause aux chalets de la Balme.
La 1ère neige de cet hiver est foulée vers 1200 m. Durant cette montée nous rencontrons tous les arbres (ou presque) qui peuplent nos montagnes : chênes, hêtres, érables, aulnes,
épicéas, sapin, pins et même des mélèzes !
Après quelques fruits secs et un thé bien chaud, nous finissons l’ascension du col de la Fougère, au pied du Grand Roc. Plusieurs chamois se laissent admirer dans la combe, puis sur l’alpage
sommital.
Au col, nous avons une belle vue sur le Pointe de Chaurionde, et de la Sambuy, le col d’Orgeval, la pointe d’Arcalod, le Mont de la Coche … Encore beaucoup de sommets, arêtes, vallons à
découvrir.
On cherche un peu le chemin recouvert par la neige et rapidement nous débouchons aux chalets du Haut du Four. 3 pompiers du GRIMP 73,
ont investi une grange. Ils nous invitent à les rejoindre mais nous déclinons poliment leur offre et nous nous installons face au soleil qui parvient à traverser les nuages déjà très nombreux. On
sort le pique nique du sac ... et les lunettes de soleil !
Un couple arrive, alors que nous reprenons notre périple. Encore une fois quelques
hésitations dans l’alpage enneigé pour retrouver la trace, et nous parvenons à « la charmette ». Par moment, la vallée de l’Isère se dégage
bien et nous avons une belle vue sur Albertville et ses environs. Mais le ciel devient de plus en plus menaçant. Il neige sur les sommets à l’ouest et la température a quelque peu
chuté.
Quelques flocons tombent alors que nous arrivons au chalet d’Orisan. La bergerie est ouverte et peu offrir un bel abri pendant l’hiver. Ici et là, les traces de la dernière estive : de la
laine, des sonnailles sans battant, la station de traite … ici tout est encore embaumée. En fermant les yeux on pourrait encore imaginer, le troupeau à l’heure de la traite, chaque animal
attendant son tour dans le vacarme des sonnailles, des bêlements des moutons et des chèvres !
Nous quittons alors cet alpage (où pendant l’estive on peut acheter du fromage) pour retrouver la forêt. Et, après une (très) longue descente nous débouchons sur le parking par le
nord.
Bilan : Très belle boucle à réserver à des randonneurs entraînés.