Nous avons l'habitude de dire que tous les hivers ne se ressemblent pas. C'est vrai, mais dans cet hiver 2012, toutes les sorties ne se ressemblent pas non plus. Alors que le moi dernier les risques d'avalanches étaient à leur maximum, cette fois c'est le grand froid qui paralyse le pays depuis quelques jours. Et ces conditions météorologiques m'obligent une fois de plus à changer mon programme.
En effet, même si le soleil devrait être de la partie, je préfère que l'on soit le midi au chaud, dans une salle hors sac. C'est donc sur Chamrousse, et le plateau d'Arcelle que nous allons.
Nous (Pierrette, Jean-Claude, Mick, Fred et moi) arrivons au départ de notre randonnée, sur le secteur du Luitel, avec -12° au compteur (enfin de ce que l'on peut voir, le fusible d'éclairage
étant HS !).
Pendant que nous nous équipons, le plus rapidement possible, une personne se gare devant et part faire quelques clichés de la tourbière du Luitel.
C'est vrai que le ciel bleu azur, l'enneigement abondant, et le soleil qui brille déjà, offrent une jolie carte postale.
Malgré notre rapidité à nous équiper, l'onglet est déjà presque là ! La route de Séchilienne n'est pas déneigée (comme toujours !). Nous l'empruntons avant de traverser le désert blanc sur notre
gauche. La vue s'ouvre sur le massif du Vercors, et le Taillefer.

On retrouve la route puis le hameau "la croix" qui sur la carte est nommé plutôt "les trois fontaines". On longe les quelques maisons isolées avant de se retrouver déjà en dehors de la piste
forestière. On brasse peu finalement, la sous couche est bien dure et la couche supérieure pas trop importante.
Cette fois nous sommes seuls au monde. Les arbres déchargent régulièrement leur trop lourd manteau neigeux et les quelques flocons qui parviennent à se glisser dans nos cous se font sentir. Nous
passons derrière une grande bâtisse avec une toiture à "saut de moineau", avant de retrouver la piste forestière de fontfroide.
Cette fois une trace est faite. Des skieurs nous ont précédés. Plus loin, pour éviter la longueur (et la monotonie) de la route, nous prenons une petite sente qui suit la ligne électrique. Il
faut être prudent car les replats sont remplis d'eau et la couche de glace n'est pas suffisamment épaisse pour nous supporter !
Finalement on retrouve la piste forestière un peu plus tôt que prévu. Et c'est en voyant au loin des filets oranges, que je réalise que l'itinéraire que j'ai choisi va encore être emprunter par
les pistes de ski de fond !!
Plus loin, en bordure de falaise, surplombant la vallée de la Romanche, en plein soleil, nous prenons le thé et avalons quelques fruits secs et autres biscuits. Cette pause bien méritée, recharge nos batteries avant de récupérer la piste. Plus loin, nous sortons sur le plateau d'Arcelle. C'est bien plus fréquenté.
Au pied de la salle nous hésitons à prendre le repas dehors. Mais au bout de 5 minutes, on commence à ressentir le froid et nous rentrons nous abriter. On profite de la salle pour laquelle j'ai programmé cette randonnée !
La salle offre tout le confort. Nous passons un bon moment et après la prune à Jean-Claude, il nous faut déjà reprendre notre randonnée.
Il y a du monde, sur le plateau, les grenoblois sont montés profiter de cette belle après midi. Au parking, plus bas, nous quittons toute cette agitation en coupant « dré dans le pentu ». Le grand bonheur de faire la trace dans cette forêt.
Nous retrouvons plus bas la cabane de Boulac, puis après un dernier effort notre véhicule.