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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:57

C'est la plus grande réserve géologique d'Europe. Elle s'étend sur 59 communes (52 en Haute Provence et 7 dans le Var) et couvre sur 230 000 ha.

 

Sur ce territoire, 18 sites géologiques sont classés Réserve Naturelle. Nous avons eu l'occasion au cours de notre séjour en avril 2009 de visiter les sites protégés et aménagés suivants :

 

La dalle à ammonites de Digne


 

Elle compte sur 320 m2 plus de 1 550 ammonites. Ces ammonites sont de grande taille et les plus grosses ont un diamètre de 70 cm. (...). Cette espèce permet de dater la dalle d'environ 200 millions d'années (Jurassique inférieur)

Les coquilles de ces ammonites se sont accumulées sur un ancien fond marin. Elles y ont été recouvertes par d'épais sédiments.  Ces anciens dépôts vaseux et les restes de coquilles se sont au cours des millions d'années transformés en roche et en fossiles.

Durant l'ère tertiaire la région connaît un bouleversement avec la surrection de la chaîne alpine. C'est ainsi que la dalle se trouve maintenant à plus de 600 mètres d'altitude avec une pente de 60° (source : http://www.resgeol04.org/dalle.html).


 


Le site de l'Ichthyosaure à la Robine


 

Reptile marin fossile de 185 millions d'année ! L'ichthyosaure était l'un des plus impressionnants d'entre eux. Son nom vient des termes grecs ikhthus : poisson et sauros : lézard car il ressemble à un poisson mais appartient à l'ordre des reptiles.

Les ichthyosaures ont disparu vers la fin de l'ère secondaire, il y a environ 90 millions d'années, avant même l'extinction de tous les grands reptiles voilà 65 millions d'années (source : http://www.resgeol04.org/ichthyosaure.html).

 


Le site d'empreintes de pas d'oiseaux


 

Il y a 20 millions d'années, un bassin marin recouvrait la région. Sur ses plages, faites de sable fin arraché au relief des Alpes naissantes, des courants marins ont parfois sculpté des rides de vagues.

D'autres fois, des oiseaux sont venus marcher sur le sable mouillé, laissant leurs empreintes qui ont ensuite été fossilisées (source : http://www.resgeol04.org/pasoiseaux.html).


 


Le site des courants fossiles

 


Face à nous, de puissantes couches de calcaires verticales alternent avec des couches de marnes. Certaines couches montrent une face ondulée où l'on peut observer quantité de petits galets et quelques fossiles de bélemnites.

Cette curiosité géologique résulte de l'action des courants sur d'anciens fonds marins. Au Berriasien, il y a 130 millions d'années, la mer qui recouvrait la région était parcourue de nombreux courants (...).

Ici de violents courants ont creusé des chenaux dans les boues marneuses. Puis, ces chenaux ont été remplis par des sédiments calcaires et l'ensemble a été transformé en roche.

Ensuite, toutes les couches ont été redressées à la verticale lors de la formation des Alpes (...) (source : http://www.resgeol04.org/les-courants-fossiles.html

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 15:53


C'est toujours une période transitoire difficile pour la randonnée, les mois d'avril et mai. Difficile car il y a encore beaucoup de neige dans les faces et combes nord alors que les pentes sud et les crêtes sont déjà vertes !

C'est du côté de Belledonne que nous partons sur cette crête qui sépare la vallée du Breda (Pinsot, Fond de France), aux balcons de Belledonne (Theys, Col de Barioz). C'est d'ailleurs du foyer de fond du Barioz que nous partons.

Nous empruntons une piste forestière encore bien enneigée qui nous conduit rapidement au refuge du Crêt du Poulet. Jean-Claude sauve d'une mort certaine un gros crapaud coincé dans la neige.


Après avoir satisfait notre gourmandise, avec des fruits secs et des madeleines, nous accédons à la croix et aux deux tables d'orientation dirigées respectivement vers Vercors/Chartreuse/Bauges pour l'une et Belledonne pour l'autre.


La vue y est exceptionnelle, surtout côté Belledonne où l'atmosphère moins polluée révèle pleinement le relief grâce au rayonnement du soleil.


Nous suivons avec difficultés, la crête jusqu'au Crêt Luisard, puis quasiment jusqu'au Grand Rocher, via les lacs encore sous la neige "de la Belle Aiguette" puis "de Séchident". Côté Belledonne le décor est vraiment à couper le souffle.

Mais c'est face à la Chartreuse (Dent de Crolles et Chamechaude) que nous pique-niquons plus ou moins abrités du vent.

Nous observons un groupe de randonneuses équipées de raquettes, repartir. Nous leur emboitons le pas. Nous sommes agréablement surpris car la progression est relativement facile même sans raquettes !


Au GPS, nous traçons un superbe itinéraire à travers une pessière clairsemée.


Nous sommes en plein territoire du tétras-lyre et nous pouvons découvrir à plusieurs endroits des fientes de ce gallinacés de montagne. Ces indices de présence de couleur brun-jaunâtre ressemblent à des Curly (biscuits apéritif).

Nous arrivons rapidement au chalet de Pierre Roubet. Beau bâtiment au milieu d'un alpage où est érigée une croix. Le chalet est fermé mais un auvent permet de s'abriter en cas de pluie.



Bilan : Encore un joli coin qui mérite le détour. Attention par temps de brouillard le site doit être très "pommatoire" !
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