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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:04

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Cette sortie dans le massif des Bauges est l'occasion de randonner avec les jeunes (Etienne et Dylan) et Fab. C'est en quelque sorte une petite répétition avant notre semaine prévue le mois prochain dans la vallée de la Clarée.

 

Cela permet à tous de « se tester », de vérifier son matériel, son équipement … Nous donnons rendez-vous à Aillon le Jeune, puis montons sur la station du Margériaz.

 

Nous stationnons sur le parking juste sous la station. Fred est le 1er de nous tous à être équipé ! En effet, les raquettes ont été oubliées ! A ce moment là, il comprend que pour lui cela va être dur de progresser …. et d'échapper à nos commentaires toute la journée !

 

Nous empruntons la route damée qui mène à la place à Baban. C'est à partir de là que la pente devient plus soutenue. Le sentier est relativement bien damé (heureusement car il y a très peu de marquage) et nous prenons doucement de la hauteur.

 

Nous faisons une 1ère pause afin d'observer un cône à la forme particulière. C'est en fait un écureuil qui l'a épluché partiellement afin de se nourrir des graines qu'il enfermait. Cela permet d'ailleurs de parler de la dissémination des graines : par le vent quand elles sont ailées, ou par la gravité (leur poids) pour d'autres.

 

Plus loin des traces dans un tronc mort trahissent la présence d'un pic. La végétation est moins dense, et nous pouvons admirer le Mont Colombier gravi en 2009 (le temps passe!). Nous faisons une pause fruits secs. Les jeunes marchent bien. Il fait déjà très chaud, la neige se transforme déjà un peu et Fred galère … comme prévu !

 

Cette fois nous sortons sur le plateau. Il y a des traces partout ou presque. Un dernier effort et nous parvenons à la crête. Nous la suivons en direction du Mont Margeriaz.

 

Quelques panneaux nous mettent en garde : le sentier chemine en bordure de falaise, il faut être prudent. Il y a maintenant bien plus de monde. Nous trouvons néanmoins une place pour le repas du midi.

 

Mais juste avant de casser la croute, et après avoir observé (de loin) un chamois sous les barres, nous nous essayons à la recherche ARVA. Les jeunes apprécient l'exercice (ludique) de la recherche d'un appareil caché sous la neige.

 

Margeriaz (2)Margeriaz (1)


L'apéro et le repas sont pris sur une bande herbeuse déneigée. Vue garantie sur la Chartreuse, et Belledonne.

 

Au moment de repartir, nous constatons que le manteau neigeux a sérieusement évolué : Fred s'enfonce jusqu'aux genoux, et Pierrette, avec ses raquettes tombe dans ce trou alors que nous observions une doline !

 

Même si cela va être dur pour lui, Fred décide de ne pas descendre avec le télésiège. Nous décidons de reprendre la crête puis de tirer sur le sentier longeant le téléski.

 

Arrivés en sous-bois, la neige est plus dure et Fred galère moins. Nous longeons deux gouffres que l'on nomme tanne dans ce massif (le gouffre de la tanne aux cochons est actuellement le plus profond de Savoie, -825m de profondeur et 18 kms de galeries). Et puis nous retrouvons la route sous la place à Baban.

 

Fin de cette belle journée, 460M de dénivelé positif. Vivement notre semaine à Névache.

 

 

 

Ce qu'en a retenu Dylan (9 ans) :


« Le début de la randonnée est drôle car Môssieur Fred ici présent a oublié sa paire de raquettes ...

Nous avons commencé à marcher[...] Après quelques heures de marche, nous sommes  arrivés aux pistes de ski. Avant de manger  papa, nous a montré comment marche les ARVA Appareil Recherche Victime(s) Avalanche ...

Après nous avons mangé mais il y a eu un petit problème quand Etienne a donné a manger à des oiseaux.

Les oiseaux ont fait leurs besoins  sur Jean Claude. Après manger nous sommes repartis pour rentrer à la maison . »

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:22

Arcelle (29)

 

 

Nous avons l'habitude de dire que tous les hivers ne se ressemblent pas. C'est vrai, mais dans cet hiver 2012, toutes les sorties ne se ressemblent pas non plus. Alors que le moi dernier les risques d'avalanches étaient à leur maximum, cette fois c'est le grand froid qui paralyse le pays depuis quelques jours. Et ces conditions météorologiques m'obligent une fois de plus à changer mon programme.

 

En effet, même si le soleil devrait être de la partie, je préfère que l'on soit le midi au chaud, dans une salle hors sac. C'est donc sur Chamrousse, et le plateau d'Arcelle que nous allons.


Nous (Pierrette, Jean-Claude, Mick, Fred et moi) arrivons au départ de notre randonnée, sur le secteur du Luitel, avec -12° au compteur (enfin de ce que l'on peut voir, le fusible d'éclairage étant HS !).

 

Pendant que nous nous équipons, le plus rapidement possible, une personne se gare devant et part faire quelques clichés de la tourbière du Luitel.


C'est vrai que le ciel bleu azur, l'enneigement abondant, et le soleil qui brille déjà, offrent une jolie carte postale.


Malgré notre rapidité à nous équiper, l'onglet est déjà presque là ! La route de Séchilienne n'est pas déneigée (comme toujours !). Nous l'empruntons avant de traverser le désert blanc sur notre gauche. La vue s'ouvre sur le massif du Vercors, et le Taillefer.

 

Arcelle (4)
On retrouve la route puis le hameau "la croix" qui sur la carte est nommé plutôt "les trois fontaines". On longe les quelques maisons isolées avant de se retrouver déjà en dehors de la piste forestière. On brasse peu finalement, la sous couche est bien dure et la couche supérieure pas trop importante.

 

Arcelle (5)


Cette fois nous sommes seuls au monde. Les arbres déchargent régulièrement leur trop lourd manteau neigeux et les quelques flocons qui parviennent à se glisser dans nos cous se font sentir. Nous passons derrière une grande bâtisse avec une toiture à "saut de moineau", avant de retrouver la piste forestière de fontfroide.

 

Arcelle (1)


Cette fois une trace est faite. Des skieurs nous ont précédés. Plus loin, pour éviter la longueur (et la monotonie) de la route, nous prenons une petite sente qui suit la ligne électrique. Il faut être prudent car les replats sont remplis d'eau et la couche de glace n'est pas suffisamment épaisse pour nous supporter !


Finalement on retrouve la piste forestière un peu plus tôt que prévu. Et c'est en voyant au loin des filets oranges, que je réalise que l'itinéraire que j'ai choisi va encore être emprunter par les pistes de ski de fond !!

 

 

Plus loin, en bordure de falaise, surplombant la vallée de la Romanche, en plein soleil, nous prenons le thé et avalons quelques fruits secs et autres biscuits. Cette pause bien méritée, recharge nos batteries avant de récupérer la piste. Plus loin, nous sortons sur le plateau d'Arcelle. C'est bien plus fréquenté.

 

Arcelle (3)

 

 

Au pied de la salle nous hésitons à prendre le repas dehors. Mais au bout de 5 minutes, on commence à ressentir le froid et nous rentrons nous abriter. On profite de la salle pour laquelle j'ai programmé cette randonnée !

 

La salle offre tout le confort. Nous passons un bon moment et après la prune à Jean-Claude, il nous faut déjà reprendre notre randonnée.

 

Il y a du monde, sur le plateau, les grenoblois sont montés profiter de cette belle après midi. Au parking, plus bas, nous quittons toute cette agitation en coupant « dré dans le pentu ». Le grand bonheur de faire la trace dans cette forêt.

 

Nous retrouvons plus bas la cabane de Boulac, puis après un dernier effort notre véhicule.

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