Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Dernières Infos

 

       

Prochaine sortie :

A définir

   Date(s) à retenir :

Du 08 au 15 avril

Séjour à Cervières (05)

 

 

 

  

 

 

Recherche

Pour nous écrire :

Vous êtes le visiteur n°

4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 15:56

    311465 202225629847241 151527671583704 468727 428616734 n

 

Traditionnelle sortie post vacances d'été, le brame a été une nouvelle fois l'occasion cette année de retrouver le groupe. Le lieu est inchangé : la forêt d'Ambel dans le sud Vercors. C'est toujours « au sapin bronzé », à Lente que nous avons réservé pour la nuit.

 

Contrairement aux autres années, nous randonnons 2 jours ! Il faut innover un peu quand même ! Rendez-vous est pris le samedi 01 octobre, aux « Portes d'Herbouilly », foyer de fond entre Corrençon et St Julien en Vercors.

 

Nous emboitons le pas d'un 1er groupe (3 VTTistes et 2 coureurs). Au gite de Roybon c'est la fin de saison, les propriétaires chargent les affaires dans le 4x4. Nous poursuivons jusqu'au carrefour de « dodos » et bifurquons plein ouest au beau milieu d'une partie de chasse. Jamais bien rassurés dans ces moments là, surtout après le bruit de culasse du papi sur notre gauche !!!

 

On rejoint la piste forestière qui nous mène à la clairière de Sarna. La baraque, propriété de l'ONF, est fermée ! C'est donc assis dans l'herbe grasse (et parfois piquante !) que nous prenons notre pique-nique. Dylan s'amuse à éclater les vesses de loup. Les vieilles vesses laissent échapper une poussière brune (les spores) et son pantalon prend vite de nouvelles couleurs !

 

Une superbe journée. Après le repas faut pas trainer au risque de s'endormir. On prend la direction du col de la Sarna.

 

Juste avant une pause s'impose à la grotte de l'ours. J'avais précisé « prendre une frontale ». Nous laissons les sacs dehors et nous nous enfonçons dans la grotte. Les yeux s'habituent doucement à la pénombre. Dylan n'est pas très rassuré. Et s'il restait un ours des cavernes ?? La visite est accessible (un peu glissant sans plus), mais nous n'avons pas passé la chatière au delà de la grande salle.


IMGP6534

 

Le retour est ensuite assez rapide. Nous croisons de nombreux VTTistes (club du Nivollet) sur la belle piste forestière de Roybon.

 

Fin de cette 1ère journée (10,5kms et 280m positifs). Nous partons pour le gîte.

 

Beaucoup de camping car sur le parking, une seule voiture sur le bas côté. Nous montons direct au serrou, frontales vissées sur nos têtes. Le brame envahi déjà le silence du sous bois. Quelle ambiance à chaque fois cela me fait la même impression : quel grand moment de la nature ce brame.

 

Finalement il n'y a qu'une seule personne sur le site. On s'équipe rapidement (il faut mettre quelques laines et sortir les jumelles et appareils photo). Le jour se lève doucement. Pour l'instant ce n'est qu'audible.

 

Il y a de plus en plus de gens ! Des trépieds sur lesquels sont montés de monstrueux téléobjectifs ou des lunettes d'observation. Le spectacle peut commencer : deux biches apparaissent, puis un cerf. Nous pouvons le voir bramer pour répondre à l'un de ses congénères cachés dans le sous-bois.

 

Sur notre gauche un autre cerf prend la pause. Le top. Nous sommes maintenant une bonne cinquantaine ! La rançon de la gloire ? (c'est vrai que les autres années nous venions le vendredi soir).

 

Il est temps de repartir. Un petit tour vers « la palissade ». Deux biches à notre arrivée vont vite se mettre à couvert. Nous restons encore quelques minutes, mais plus rien.

 

Nous retournons petit déjeuner au gite. Sèb et Sév nous quittent. C'est donc à 5 que nous partons pour notre 2ème randonnée.

 

IMGP6559

 

Nous roulons vers le col de la Bataille, plus exactement légèrement en dessous, au foyer de fond du Grand Echaillon. Nous faisons la boucle du « sentier central ».

 

Très beau départ, dans une hêtraie-sapinière où les amanites tue-mouches prospèrent (le village des Schtroumpfs). Nous retrouvons le col du Lion puis une jolie piste forestière en courbe de niveau. Malgré l'exploitation forestière les chemins et pistes sont relativement praticables.

 

Il y a un peu de monde qui marche en ce dimanche. Tout le monde profite de cet été indien qui n'en fini pas.

 

Nous débouchons non loin du tunnel du col de la Bataille. On s'engage dans l'alpage de la Sausse. Un petit crochet à la bergerie partiellement ruinée, puis nous nous posons dans une doline légèrement abrités du vent frais. Mais qu'est ce que l'on est bien !

 

Après ce repas, on retrouve le GR qui nous ramène jusqu'au parking en une bonne heure. Nous finissons ces deux jours à la terrasse du bar !

 

************

Informations complémentaires :

 

Sarna : On raconte que les habitants de St Martin en Vercors venaient ici couper des arbres en hiver. Ils profitaient de la neige pour tirer les grumes plus aisément. Cependant, l'épaisseur de neige ne permettait pas de couper les troncs au ras du sol. Ainsi, au printemps, les branches qui s'étaient trouvées sous la neige se mettaient à pousser vers le haut, donnant à l'arbre une forme particulière de chandelier. Le nom donné par les anciens à ces arbres est « sarna ».

 

Col de la Bataille : L'origine de ce nom pourrait être lié aux guerres de territoires que ce sont livrés les moines cisterciens de Léoncel et les Chartreux du Val Ste Marie (Bouvante).

 

 

Ce qu'en a retenu Dylan (9 ans) :

« Je suis parti faire un brame du cerf. On a fait une promenade pas loin de la grotte de l'ours. On a visité cette grotte. Après on est parti au brame du cerf. Nous avons entendu le brame. Puis on a vu des cerfs et des biches.

Après on est parti en promenade dans la forêt. La promenade était longue. Nous avons vu des champignons empoisonnés, groupés, rouges avec des petits points blancs. »

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 21:09

 

Ancelle

 

Ancelle (1)

 

Pour cette 1ère randonnée, c'est à pied depuis le chalet que nous partons. Nous traversons le village d'Ancelle ; animé par son marché hebdomadaire. C'est l'occasion de voir les « Tourtons du Champsaur » spécialités locales. Nous parvenons rapidement au pied du domaine skiable.

 

Après avoir vu les épinards sauvages (chénopode) nous attaquons notre 1ère montée, à l'entrée du hameau « le château d'Ancelle ». Le sentier monte tranquillement avant de laisser place à une piste bien large mais bien plus raide, le long de laquelle des chasseurs ont trouvé place. Une battue est en cours, nous ne nous attardons pas.

 

Déjà la croix de St Philippe est en vue. Mais il nous faut crapahuter une dernière fois, dans des pierriers assez raides. La vue en haut est superbe. D'un côté les bassins versants du Drac (Le Vieux Chaillol, le Sirac (bien plus loin), Petite et Grande Autane, Piolit … de l'autre côté le bassin de la Durance, avec la cité gapençaise surplombée par Céüse 2000.

 

Nous discutons un peu avec un couple de randonneurs avant de redescendre un peu plus bas dans l'alpage. Nous croisons notre 1ère marmotte (espérons qu'il y en aura d'autres!). Et c'est, tranquillement assis dans l'herbe, que nous pique-niquons. Le temps est radieux, et chacun prend la peine de se (re)poser.

 

Après cette belle pause, nous récupérons le tracé du GR, avec un petit crochet sur une cabane ouverte. Le col de Moissière est juste là. Nous coupons les lacets de cette route, passons devant le centre de vacances de l'armée de l'air (en 1942, « Jeunesse et Montagne » s'installe à Ancelle, une plaque fixée au chalet le rappelle).

 

Nous nous retrouvons dans le bas de la station (ma carte fait mention d'un téléski qui depuis est devenu un télésiège !).

 

Fin de cette randonnée, 490m de dénivelé, 9kms en totalité.

 

Molines en Champsaur

 

champoléon (6)

 

Arrivés sur le parking situé à quelques centaines de mètres de Molines en Champsaur, je fais une petite explication historique. Les contraintes du milieu montagnard, le système agro-pastoral peu développé, les familles nombreuses … autant de facteurs qui ont eu raison des habitants au début du XXième siècle.

 

Nous nous arrêtons au panneau du Parc National des Ecrins, avant d'entreprendre la longue randonnée jusqu'au ruines du hameau « le Roy ». Le sentier, au fond du vallon de la Muande, est agréable et ombragé. Aux ruines nous prenons le temps de nous hydrater et de manger un petit peu.

 

Puis nous entamons la montée sur « le chemin de ronde ». La difficulté est toute autre ! La pente est plus soutenue. C'est presque tout le groupe qui fait l'aller/retour aux ruines de Sellon. Difficile d'imaginer que les derniers habitants (en l’occurrence des femmes) ont quitté les lieux, suite à une avalanche, en 1916 !

 

Le chemin de ronde offre de belles vues sur le vallon de la Muande. Il faut être prudent par moments, car le vide est sous nos pieds. Mais c'est sans problème, que nous arrivons à la maison forestière de Londonnière. Une meule (et une pancarte) nous rappelle qu'il y avait ici un moulin.

 

Après ce repas, pris tranquillement, il nous faut repartir. Plus qu'une heure nous indique le panneau. Un peu plus en fait, car nous faisons une petit rallonge pensant (à tort) récupérer un autre sentier.

 

Mais finalement nous retrouvons le joli hameau de Molines. Une dernière pause dans le cimetière et la boucle est bouclée. Fin d'une belle journée, encore très ensoleillée, totalisant 770m de dénivelé, et 11.5 kms.

 

Prapic

 

laire (8)

 

Encore du grand ciel bleu au départ de ce 3ième jour. Au programme Prapic (village typique de ce vallon creusé par le Drac Noir) et le site du « Saut du Laïre ».

 

Après avoir garé les voitures, nous découvrons un village inhabité ! Le bar/restaurant/musée, le syndicat d'initiative fermés … personne dans les rues ! L'habitat prapicois est assez typique avec en particulier, les entrelacs de saules en façade des greniers. Cela assure un séchage correct des foins.

 

Sous l'oratoire des travaux sont en cours afin de consolider le chemin. Nous bifurquons en direction du plateau de Basset. Dans les prairies les marmottes font leurs dernières réserves en vue d'affronter l'hiver prochain. Peu farouches elles se laissent prendre en photo.

 

Nous suivons les limites du Parc avant de rentrer réellement dedans. La pente se fait plus soutenue. Mais finalement nous parvenons enfin sur le plateau. Pendant que nous nous hydratons, des randonneurs arrivent. Ils montent vers la croix alors que nous traversons le plateau.

 

Et c'est juste au dessus du pont du Laïre que nous pique-niquons. Il fait très chaud mais nous sommes bien, assis dans l'herbe épaisse et chaude.

 

Après ce repas (et la goutte de Chartreuse), nous descendons sur le fameux passage qu'aurait enjambé Hilaire, avec les douaniers aux trousses ! Les appareils photo sont de sorties, le site est splendide.

 

Le sentier se poursuit à la descente sur la chapelle de la Saulce puis sur Prapic. En faisant le tour du village nous rencontrons une dame fort sympathique. Native de Prapic, elle ramasse des feuilles de frênes pour nourrir ses lapins cet hiver. Elle nous raconte avec nostalgie, comment était son village « avant » (le four à pain, les arbres qui étaient entretenus, l'agriculture, l'élevage....).

 

Puis (sur les dires de cette dame) nous allons discuter avec une ancienne rémoise installée depuis quelques années à Prapic. Décidément que le monde est petit.

 

Ainsi s'achève cette 3ième randonnée : 610m de dénivelé et 10kms.

 

Le Palastre

 

palastre (1)

 

Le hameau « les Richards «  situé au dessus de Pont du Fossé est notre point de départ. Il fait déjà très chaud. Nous empruntons pour commencer la piste d'alpage bordée de nombreux argousiers aux fruits orangés. Plus loin une jolie galle (bédégar) sur un églantier. Nous pouvons voir les petits vers tranquillement grandir dans leur loge.

 

Nous quittons la piste pour un sentier bien plus raide ! Heureusement les quelques mélèzes qui le bordent nous procurent un peu d'ombre.

 

Après avoir traversé le petit cours d'eau qui draine toutes les eaux des pentes avoisinantes, nous nous retrouvons maintenant au milieu de l'alpage.

 

Une petite couleuvre à la tête écrasée, une dryade à huit pétales, des jolies gentianes printanières au bleu puissant … vont accompagner notre longue montée. Les pauses sont régulières et nous ne tardons pas à toucher notre but : le col, alt. 2186m.

 

Nous laissons quelques personnes, et pour ceux et celles qui en ont encore sous le pied, nous partons pour le sommet du Palastre. Nous faisons une grande boucle, passant sous une vierge, avant de revenir par l'arête opposée.

 

palastre (4)

 

C'est plus vertigineux, mais le sentier est assez large. Un dernier ressaut rocheux et nous voilà au sommet : 2 278m ( point culminant de notre semaine). La vue est grandiose à 360°.

 

Après les traditionnelles photos, nous redescendons, afin de prendre notre repas avec le reste du groupe.

 

Un troupeau pâture juste sous le col. Apercevant le berger assis dans l'herbe plus bas, je m'en vais le saluer et lui dire que nous avons vu une brebis avec deux petits agneaux non loin du sentier menant au Palastre.

 

Il me confirme qu'il s'agit probablement d'un agnelage ayant eu lieu cette nuit. Il m'explique qu'il redescendra son troupeau (900 bêtes provenant de 6 propriétaires différents) le 02 octobre, pour être à la fête des tardons de Champoléon du 03 octobre.

 

Après ce repas, nous reprenons le chemin du retour (le même qu'à la montée). C'est bien plus rapide dans ce sens ! Encore quelques marmottes sur le bas de l'alpage.

 

Nous retrouvons successivement le sentier, puis la piste. Fin de notre 4ième randonnée : bilan 725m de dénivelé positif et 8.4kms.

 

A Pont du Fossé, nous visitons le musée des arts et traditions du Haut Champsaur : Au programme les travaux et techniques d'autrefois. Tout d'abord des films explicatifs : les faucheurs, le travail de la laine de mouton, le chanvre, faire un toit de chaume … D'ailleurs parmi ces films nous retrouvons notre habitante de Prapic qui nous explique comment faire un chapeau !

Puis visite de l'ancien moulin mitoyen dans lequel de nombreux objets, outils, photos … sont exposés. Pour finir la visite de la toute petite chapelle voisine. Cette dernière était utilisée au début du 19ème, comme lui de réunion par les membres de la secte des Patarons.

Tout ceci est très intéressant et je recommande cette visite.

 

Vallée de Champoléon

 

chaumette (4)

 

Une fois de plus, nous pénétrons dans le Parc National, cette fois dans le vallon du Drac Blanc. Comme souvent je donne quelques explications, anecdotes sur les lieux (ici les fureurs successives du Drac auraient pu faire fuir les habitants sans l'intervention du Louis XI) où nous nous trouvons avant de débuter et comme il y a foule sur le parking, nous ne nous attardons pas trop.

 

Je décide de monter par la rive droite du Drac blanc (l'autre groupe prendra l'autre versant). L'ascension est régulière, ombragée. Une petite pause par ci par là et nous voilà déjà au Pré de la Chaumette. Le refuge est fermé.

 

Après avoir pris les marmottes et le paysage en photo, comme il est un peu tôt (11h30), je propose à ceux et celles qui le souhaitent de poursuivre un peu notre randonnée, en direction du vallon de la pierre.

 

Il fait rudement chaud sur le pierrier ! Après ½ heure d'efforts nous nous arrêtons. Malgré nos observations pas moyen de voir un animal. Pas de face sud du Sirac non plus !

 

Alors que nous sommes sur le point de repartir, Gilles sans jumelles, perçoit au fond du vallon un mouvement. Les jumelles sorties confirment la présence de 6 ou 7 chamois. Le top.

 

Après les avoir bien observés, il est maintenant temps de repartir. Nous retrouvons Francine et Colette au refuge.

 

Il y a quelques randonneurs qui arrivent pendant que nous pique-niquons. Puis le gérant du refuge qui vient récupérer du matériel.

 

Le retour se fait par la rive gauche. La piste est assez propre (il y a pas mal de voitures finalement qui circulent), et nous parvenons rapidement à la cascade de Presles, puis au parking.

 

Fin de cette avant dernière randonnée : 555m de dénivelé positif, et 11.2 kms.

 

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons visiter la Maison du Berger  au hameau « les Borels ». Très intéressant, il y a beaucoup d'explications (textes, photos, vidéos …) sur le pastoralisme.

 

Alpage de Combeau

 

Combeau (1)

 

Dernière randonnée ! Qu'est ce que cela passe vite. Nous partons de la station de Serre-Eyraud. L'histoire de ce hameau est, elle aussi, liée aux fureurs du Drac. En effet, en 1358, les habitants de Serzérias (actuellement les Eyrauds) ont décidé de quitter le fond de vallée, bien trop souvent inondée, est de venir s'installer sur les hauteurs.

 

Comme je l'avais dit, le sentier est très raide au départ jusqu'à ce que nous ayons rejoint la piste forestière.

 

Nous sommes à l'ombre mais nous avons déjà bien chaud ! Nous traversons une belle combe. L'alpage est déjà là. Finalement tout le monde commence à trouver son rythme. Nous passons la cabane de Tante Yvonne, et montons en direction de la croix de Combeau. Quel beau point de vue !

 

Combeau (4)

 

A la descente les marmottes sont là. Nous cherchons un peu d'ombre. Ce sera sous la cabane de Combeau, à côté d'un grand parc à moutons. D'ailleurs ces derniers ne tardent pas à descendre du mélézin. Un tintamarre de sonnailles les accompagne.

 

Notre dernier pique-nique. Personne ne semble vouloir repartir ! La descente est rapide, joviale. Ça discute dur … et pas seulement les femmes !!

 

Nous retrouvons les voitures fin de cette randonnée (600m de dénivelé positif, 10.2 kms).

 

En totalité, pour ces 6 randonnées nous aurons marché sur 60.3 kms et gravi 3750m de dénivelé positif.

Partager cet article
Repost0

Accueil