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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 13:33

 

L'historique


Après le définitif rattachement de la Savoie à la France en 1860 et la défaite de 1870 dans la guerre contre la Prusse, l'État-major français se préoccupe de la défense des Alpes.

 

Le général Séré de Rivières, ancien directeur de génie à Nice et à Lyon, voit aboutir les idées qu'il avait prônées : les Alpes étant une barrière naturelle, surtout en hiver, il faut se borner à barrer les deux grandes voies de Tarentaise et de Maurienne, d'abord en tête (Séez …), mais surtout à leur débouché (Albertville, Chamousset), en s'en remettant pour le reste aux forces mobiles.

 

On décide donc la création de deux groupes fortifiés. Dans celui de Chamousset, on construit entre 1875 et 1884 les forts d'Aiton, de Montperché et de Montgilbert, avec des batteries et des « blockhaus » (observatoires).

 

L'armement

 

La conférence tenue le 25 août 1877, entre les services du Génie et de l'Artillerie, arrête l'armement des ouvrages en construction pour la défense du débouché de la vallée de l'Arc.

 

Armement par ouvrage

155 mm

138 mm

95 mm

12 mm rayé de campagne

7 mm

Mortier de

15 ou 22 mm

AITON

 

9

 

4

 

 

TETE-NOIRE

 

 

 

 

12

 

FREPERTUS

 

 

 

 

14

 

MONTPERCHE

 

18

 

5

4

5

MONTGILBERT

2

3

4

15

 

6

PLACHAUX

 

 

 

2

 

 

 

Les Hommes

 

En 1887, trois régiments régionaux défendaient la frontière des Alpes. Le 157è Régiment (Ubaye) et le 158è Régiment (Maurienne/Tarentaise) constituent une brigade dont le PC est situé à Lyon. Le 159è Régiment défend Briançon.

 

En février 1878, les effectifs prévisionnels des forts de la place de Chamousset étaient :

 

Forts

Artillerie

Infanterie

Génie

Services administratifs

Total

(total 1881)

AITON

115

187

20

18

340 (351)

MONTPERCHE

188

560

25

20

793 (609)

MONTGILBERT

185

250

25

17

477 (749)

Total

488

997

70

55

1610 (1709)

 


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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 21:40

 

Montgilbert (2)  

C'est toujours la même problématique en début de saison, après les 1ères chutes de neige : trouver une randonnée sans neige ou à l'inverse une randonnée raquettes aux pieds du début à la fin. Le souci étant alors de porter les raquettes (2x1kg en moyenne) une bonne partie de la sortie !

 

Je décide donc de ramener (nous étions déjà venus en janvier 2009) mes amis sur les fortifications de Montgilbert. Lors de notre précédente randonnée nous n'avions vu qu'une infime partie des ouvrages.

 

J'ai toujours eu une passion pour le patrimoine bâti en général et le patrimoine militaire en particulier. C'est donc sur les pas de nos aïeux militaires que nous partons.

 

Il y a Jean-Claude, Pierrette, Mick, Sèb et moi. Nous nous sommes stationnés devant la chapelle Ste Marguerite, construite dans le hameau « le Grand Montgilbert ». Le froid est mordant ce matin surtout que l'on met une bonne ½ heure à trouver le coteau ensoleillé.

 

Le départ est agréable, on emprunte une piste forestière aux sons des tronçonneuses chargées de mettre à blanc le dessous de la ligne à haute tension.

 

Au « Suet » nous quittons la piste forestière pour une piste de débardage ! C'est nettement plus pentu. Cette piste laisse place ensuite à un sentier bien sympathique qui serpente en sous bois. La neige est de plus en plus présente.

 

Une petite pause à la croix St Bernard légèrement à l'écart du sentier puis nous redescendons sur la route qui nous mène jusqu'au fort de Montgilbert. Construit dès 1877, le bâti a un peu souffert du temps. Il est fermé et ne peut être visité.

 

Nous effectuons une petite pause devant le grand bâtiment à deux étages retranché derrière son enceinte.


Montgilbert (1)

 

Par la suite nous longeons la tourbière (j'avais prévu de suivre le sentier mais je ne l'ai pas trouvé !). Nous saluons un randonneur et puis nous retrouvons la batterie de Rochebrune.

 

Nous prenons tranquillement notre repas à l'intérieur … au frais ! En effet, la chaleur trouvée au moment de pénétrer à l'intérieur a vite disparu. Et le contraste est encore plus saisissant en sortant prendre le café dehors au soleil. Quel bonheur d'être là.

 

Il nous faut reprendre et finalement il fait frisqué au départ. Est ce du à la vasodilatation des extrémité suite à la petite Chartreuse ? Non quand même pas, nous avons pris une petite dose, très raisonnables nous sommes !

 

Nous laissons le sentier qui mène à la batterie de Tête Lasse. Nous avions cherché, en vain ,cette batterie la dernière fois. Nous partons directement vers la batterie Ste Lucie, puis celle de Foyatiet.

 

Les sites n'avaient pas été choisis par hasard et offrent de belles vues (même si la végétation regagne du terrain) sur la vallée de la Maurienne, plus loin les Aiguilles d'Arves, en face de nous le massif de la Lauzières, le Bellachat, le Grand Arc …

 

Nous quittons alors la piste forestière pour une petite sente, avant de retrouver plus bas la coupe à blanc de la ligne à haute tension.

 

IMGP4892

 

Un dernier détour vers le « rocher des bruyères », qui offre un dernier point de vue sur les Bauges, et les vallées de l'Isère et de l'Arc.

 

Nous retrouvons notre voiture. Fin de cette belle randonnée qui totalise 14kms environ et 780m de dénivelé positif.

 

 

Pour information : d'un point de vue géologique, l'extrémité nord du massif de Belledonne, située dans le département de Savoie, s'appelle « Chaîne des Hurtières ».

 

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