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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 15:56

 



Ce 12 mai, lundi de Pentecôte, je décide de faire découvrir à Jean-Claude, Pierrette, Mick et Séverine une autre facette de la forêt des Coulmes : ses hameaux abandonnés. En effet dès le XVIIème siècle, des familles sont venues s’installer dans cette forêt.  

La randonnée que j’avais prévue a failli tourner court !! A St Gervais, nous découvrons que la route des Ecouges est fermée pour cause d’éboulement.  Nous décidons de poursuivre pour rentrer dans le massif par la Bourne. Coup de chance des travaux de purge, entraînant la fermeture de cette route, sont prévues à partir du …. 13 mai.
 

Nous démarrons de La Balme de Rencurel vers 09 heures 30. Nous traversons la Doulouche (petit ruisseau qui prend sa source sous le col de Romeyère), avant d’attaquer la montée. L’ascension est sympa, en sous bois, sur un sentier empierré vestige d’un ancien chemin muletier. Les jolies orchidées que nous découvrons permettent de faire des petites pauses. En une petite heure on se retrouve au hameau des Glénats.
 

Pour la suite, il suffit de suivre le GR9. Les Ailes, les Antis, drôles de noms pour ces hameaux.
 

Je décide de pousser la randonnée jusqu’au « Pot de la Siva ». C’est ici qu’en 1911, a été construite une école pour assurer la scolarité des enfants des familles installées aux alentours. Cette école a remplacé celle installée dans une ferme voisine aux Antis, en 1882. L’école de La Siva fût fermée en 1928 à cause du dépeuplement du massif.


 

Sur le site, des travaux de restauration ont été entrepris afin de valoriser ce patrimoine. Ici une famille de cultivateurs vivait à l’année. On peut encore y voir un four en toit de lauzes, une citerne cimentée, la ferme.

 
En 20mn nous atteignons le hameau de la Goulandière. Là encore un travail de préservation a été mis en place, afin d’étayer les murs des anciennes bâtisses encore présents.

 

Difficile d’imaginer la vie ici il y a 1 ou 2 siècle. Quelques animaux (vaches, chèvres, moutons), une mule, un âne pour les familles plus aisées. Il a fallu défricher ces belles parcelles tout autour de hameau !!! Puis il a fallu cultiver le seigle, l’orge, le blé. On descendait le grain au « village » pour le moudre. Les hivers devaient être rudes et longs. 

Une particularité de ces hameaux est l’absence de source (de point d’eau) !!! L’eau vitale à l’homme, au bétail. Sur ce socle calcaire les habitants ont su s’adapter. Ils récupéraient l’eau de pluie qui coulait sur les toits et la stockée dans des réservoirs. Ils creusaient le long de leur habitation des rigoles, appelées « gabiot », pour canaliser l’eau de ruissellement jusqu’aux réservoirs.

 




Mais les années de sécheresse, ces systèmes ne suffisaient pas et il fallait se rendre aux fontaines des villages, parcourir des kilomètres. C’est ainsi qu’on a appelé les habitants des Coulmes : les chercheurs d’eau.
 

Le gîte est ouvert et … propre. Mais comme il fait beau, nous profitons d’une table pour manger dehors. La vue est magnifique. Et, en quelques temps, le site est « envahi » de randonneurs. En fait c’est quatre groupes constitués qui se retrouvent sur ce hameau.

 


Notre repas pris nous poursuivons en direction, du dernier hameau du secteur : la petite Goulandière. Ce site est aussi beau que le précédent et le travail de préservation du bâti est remarquable.



Le chemin aboutit au belvédère du pas du Ranc. C’est un joli point de vue qui vous y attend : Les gorges de la Bourne, les sommets du Vercors.. Une table d’orientation y est présente. 

Après avoir pris quelques jolies fleurs en photo (orchis singe, orchis sureau, céphalanthère…) nous remontons sur la Goulandière avant de bifurquer plein Est à travers la prairie. Cette traversée nous permet de découvrir l’ancien muret de pierres sèches qui formait les terrasses dans ce champ.
 

La descente est régulière  jusqu’à La Balme. On passe par les ruines d’un hameau nommé « le Ranc » sur la fin. Ensuite on longe la Bourne sur 500 mètres par la route.

 

Bilan : --- Journée très agréable. Sans grosse difficulté physique.

            --- Une belle richesse patrimoniale et florale.

 

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 10:00



Départ 07 heures 30, ce lundi 05 mai,  de St Laurent du Pont pour Corrençon en Vercors. Une fois de plus, nous (Jean-Claude, Pierrette, Matthieu, Séb et moi même) partons découvrir une partie de ce massif aux mille visages. 


Nous perdons quand même une bonne ½ heure dans les bouchons (d’habitude on randonne le week-end !!!).


C’est au « Clos de la Balme », départ des remontées mécaniques de Corrençon que nous nous stationnons. Un couple un peu plus âgé que nous (et même que Jean-Claude !!!) s’engage sur le sentier quand nous nous préparons. Il fait grand beau et la journée s’annonce bien.


Le départ est bien indiqué (marquage jaune et vert), le « Pas de la Balme est donné en 02 heures 00. C’est à 09 heures 30, que nous débutons. Nous traversons les remontées mécaniques désertes, et attrapons un chemin forestier qui monte raide le long d’une piste de ski. Nous atténuons un peu la pente en faisant des petits « s ».


La « Tête des Chaudières » se dresse, blanche, face à nous. Les courbes de niveau s’enchaînent. Heureusement nous sommes pour le moment dans la fraîcheur du sous-bois. Nous rattrapons le couple.

Nous retrouvons « au bout » de la piste face à la Combe de Fer. La progression est un peu plus difficile car il reste encore pas mal de neige. Une petite pause fruits secs, nous permet de contempler le point de vue.


Nous progressons alors direction nord/est pour déboucher l’arrivée du télésiège de Combeauvieux.


A partir de là, la randonnée devient vraiment plus sympa. En courbe de niveau nous arrivons rapidement sur la bergerie de Combeauvieux (côte 1836 sur la carte). L’appentis est libre d’accès. Petit, un peu encombré, il peut néanmoins servir de point de repli et d’abri.


La vue est beaucoup plus jolie. Encore quelques névés à traverser et nous arrivons au « Pas de la Balme », altitude 1839.  Ce pas a été le théâtre de faits d’armes de la part de la résistance en juillet 1944, une stèle commémorative est présente, plus bas sous le pas.


Après avoir grignoter quelques fruits secs, admirer la vue sur la vallée du Drac, les falaises à droite et à gauche, avoir pris quelques photos, nous reprenons notre randonnée. Nous longeons au maximum, la falaise où la neige est moins présente, et où il est, par conséquent, plus facile de progresser.


Nous passons à côté du « Mur des Sarrazins ».



Nous laissons la Tête des Chaudières, pour monter au point culminant de la « Crête des Rochers de la Balme », 2063m. 


Il est grand tant pour nous de manger un peu. 
 


Le retour se fait par le même sentier. Nous apercevons quelques marmottes… mais pas de bouquetins. Matthieu ramasse quelques plumes de lagopède, des crottes (de lagopède, de lièvre), des pierres avec des fossiles, et photographie le peu de fleurs présentes (le final est à la fin du mois).
 


A hauteur des remontées mécaniques, nous optons pour une descente via les pistes de ski. Ce qui nous permet de faire quelques figures sur les névés les plus pentus. Nous pouvons admirer la « fenêtre » dans l’arête rocheuse de la Grande Moucherolle. 
 


Bilan : --- Environ 1000 mètres de dénivelés cumulés à l’altimètre.

           --- Une randonnée facile (surtout pour la 2ème partie) à la portée de tous.

 

 

 

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