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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 18:18


Désiré… c’est un peu le mot du jour pour venir dans ce magnifique Espace Naturel Sensible des Ecouges. En effet, il faut en vouloir pour venir ici au Pont Chabert. La route du canyon est fermée depuis 1 mois ½ (et peut être jusqu’en septembre !!!) et celle de la Bourne n’est ouverte que le week-end depuis Villard de Lans.

 

Bref, motivés nous le sommes pour cette dernière randonnée avant les vacances scolaires. Fred (qui n’était pas présent lors des dernières rando) est récupéré au pied de la montée du plateau à Sassenage. Il y a Jean-Claude, Pierrette, Mick (qui passe son bac dès lundi, courage Mick) et moi-même.

 

Au parking du Pont Chabert il n’y a pas foule. Les prévisions météo avait prévu du beau ! C’est plutôt brumeux mais bon il ne pleut pas et pour ce mois de juin 2008, ce n’est pas du luxe !

 

La mise en jambe est tranquille. Il suffit de suivre la route forestière. Un peu plus haut, sous des bâches protectrices, les fouilles archéologiques de l’ancien moulin des Chartreux. En 1116, l’ordre de St Bruno est venu ouvrir un monastère dans les Ecouges. Les vestiges de l’ancienne église sont visibles.

 

Un peu plus haut, à proximité du bien nommé lieu dit « Les Molières », c’est une richesse patrimoniale que nous découvrons : une carrière de meules de moulins. D’après les fouilles effectuées, c’est probablement 300 à 500 meules qui ont été extraites ici entre 1292 et 1414. Cette production alimentait bien plus que les besoins locaux.

 

Nous poursuivons quelques temps, sur la route avant de crapahuter à travers bois sous le « Pas de Montbrand ». Ce pas n’est pas très technique, un peu glissant il demande quand même un minimum de prudence.

A la sortie de ce pas, il nous faut remettre une petite couche car il ne fait pas chaud avec dans cette brume et avec ce petit bizet. On mange quelques fruits secs, petits gâteaux, on s’hydrate et on repart.

 

On rattrape le GR9, puis en quelques minutes on se retrouve sous le « Pas de Pierre Taillée ». Jean-Claude (peut être pour conjurer le sort, de ce raidillon qu’il avait eu un peu de mal à gravir cet hiver) part en tête à l’ascension des 70 mètres de dénivelé.

 

Au pas, il y a une balise de CO. Un homme nous demande si nous participons à la course. Nous lui indiquons que non. Et il repart s’assoir un peu à l’abri. Car sur la crête c’est encore venté. Néanmoins c’est ici que nous allons manger, à proximité des orchidées, des narcisses des poètes …

 

Vin de noix ou kir cassis ? Les deux !! Ca réchauffe. La brume se lève un peu et après avoir avalé un petit café et une chartreuse, nous descendons dans le pas de Pierre Taillée. Un peu glissant les rochers patinés, mais pas trop dangereux.

En peu de temps on se retrouve à la ferme de Fessole. Ancienne bergerie, cette très belle bâtisse a été restaurée par le Conseil Général de l’Isère. Des volumes impressionnants. Malheureusement seulement une partie est accessible aux randonneurs. Il n’y a pas possibilité d’y dormir.


Pour la suite on redescend à travers les alpages puis en sous bois, jusqu’à Le Rivet. Deux bâtiments, et une jolie chapelle. Nous sommes accueillies par une garde de l’ENS qui nous questionne sur notre itinéraire du jour et s’inquiète sur la fréquentation estivale de l’ENS à cause des travaux routiers sur les axes desservants. Derrière la chapelle, un joli belvédère permet d’observer l’Isère serpentant à travers les champs cultivés.


En redescendant, nous passons à côté de l’oratoire du « Versoud ». Vestige de la présence cartusienne, pour nous les « Chartroussins » nous sommes habitués à ces bâtis religieux.


Nous retrouvons la partie de randonnée que nous avions empruntée ce matin. Et en une petite heure nous avons rejoint le parking.

 

Bilan : Très belle randonnée. Environ 700 mètres de dénivelé. 

 

 

 

 

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 17:44

 

Encore une fois, ce lundi 02 juin 2008, il nous faut être motivé pour randonner. La météo n’annonce rien de bon ou presque. C’est du côté des Coulmes et de sa belle forêt, que j’emmène Pierrette et Jean-Claude. 

 

Le Vercors a cet avantage d’offrir aux randonneurs de multiples cabanes (ouvertes) pour s’abriter et les Coulmes offrent l’avantage d’un accès facile …. sans embouteillage !!!

 

C’est du foyer de fond de Le Faz, petit hameau au dessus de St Pierre de Chérennes que nous partons. L’avancée de toit du bâtiment nous permet de nous « équiper » à l’abri…. car il pleut, disons qu’il pluviote.

 

Après lecture sur la carte des nombreuses possibilités de randonnées, nous partons en direction du Pas de Pré Coquet.

 

Le sentier simple petite sente, se mue plus loin en piste forestière (probablement damée pour les fondeurs l’hiver venu). La végétation de ces sous-bois est riche. Même si le lys martagon n’a pas ouvert ces sépales, les orchidées sont belles et bien là. Et à défaut de contempler, un sabot de Vénus, nous pouvons observer de nombreuses céphalanthères, des orchis militaires, sureau.

 

Vers le « Clos Michet » nous passons à côté d’une cabane forestière non répertoriée sur la carte. Fermée la descente de toit arrière permet quand même d’être abrité en cas d’orage.

 

C’est non loin de là, dans une clairière paisible, le 23 décembre 1995, que des membres de l’Organisation du Temple Solaire se sont donnés la mort !!!

 

Plus loin, nous passons au pied de la source de Bury. Rare est l’eau dans cette partie du massif. Seules quatre sources coulent toute l’année : Presles, Aunet, Pétouze et Bury.  A la faveur d’une couche marneuse, cette source ressort des entrailles calcaires du massif.

 

Au carrefour de la Patente, un panneau rappelle que la grotte proche était occupée il y a 100 000 ans par les premiers hommes mais aussi par l’ours des cavernes il y a, à peine, 20 000 ans !!!

 

Nous poursuivons jusqu’au refuge de Serre du Sâtre (vieille connaissance !!!). Toujours aussi accueillant. Bien isolé, il règne à l’intérieur une agréable douceur. Le vin de noix en apéritif est appréciable, tout comme le génépi en digestif.

 

Nous repartons toujours avec nos ponchos sur le dos sous un ciel qui se découvre par moment. C’est par le GR que nous rejoignons la grotte de Pra l’Etang. Encore une fois un bel effort d’information a été fait. A l’entrée de la grotte trois panneaux : des données techniques (35m de dénivelé, 275m de long), une information sur l’ours des cavernes présent il y a 20 000 ans, et une information sur l’occupation temporaire, il y a 46 000 ans par des chasseurs cueilleurs.


Le reste de la randonnée se poursuit en sous bois. Nous tombons sur de gigantesques stations de muguet. Des milliers de clochettes au blanc pur tranchant avec le vert de leurs feuilles. Il y en a tellement qu’une légère odeur envahie les lieux. Ce ne sont pas les seuls représentants des liliacées : Ail des ours, sceau de Salomon officinal et verticillé, parisette poussent dans ces sous bois.

 

Un peu plus loin nous rattrapons la route, à hauteur de la fontaine de Pétouze.

 

Le retour se fait sur un coteau à la végétation plus « méridionale » : une chênaie, des buis, des cytises… Sur ce chemin encore des orchidées : platanthères, orchis militaire et plus rare, moins « tape à l’œil » de part sa couleur verte : l’orchis homme-pendu.

 

Bilan : Très belle randonnée. Sans aucune difficulté physique. Le plateau recèle de sentes, chemins forestiers… une carte et une bonne connaissance en orientation sont nécessaires malgré une signalisation fréquente

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