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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 19:10

Samedi 14 novembre, il a beaucoup neigé toute cette semaine et il est difficile de connaître les hauteurs de neige sur les massifs. Je propose à Jean-Claude, Pierrette, Mick, Séb et Mélanie (une nouvelle recrue) une randonnée dans le massif de Belledonne. 

Ce massif ne se cantonne pas aux hauteurs de Grenoble et donc pour changer, nous allons randonner derrière (pour les Grenoblois), en partant depuis les hauteurs d’Allemond, sur les alpages à l’est du Grand Pic de Belledonne.
 

Certes, il y a un peu de route depuis la Chartreuse, mais nous débutons la randonnée vers 09 heures 00. Le temps est couvert mais la température est douce.
 

Le sentier monte progressivement à travers bois. On rattrape le GR549, et après une petite heure d’efforts on sort sur l’alpage devant la cabane de Chazeau. Cette jolie cabane nous accueille le temps d’une petite pause fruits secs, et thé chaud
.

 

A partir de là, la vue est beaucoup plus dégagée sur les crêtes de Belledonne et le domaine skiable des Grandes Rousses (Huez, Oz, Vaujany). La neige a recouvert un peu l’alpage. On dérange bien involontairement un oiseau (semble-t-il un lagopède) puis un chamois que l'on admire évoluer avec aisance dans ce milieu.

La couche de neige devient de plus en plus importante nous obligeant dans un 1er temps à mettre les guêtres puis au pas venté du Bessey les raquettes.
 

Le sentier n’est pas tracé. Le marquage du GR sur les rochers est partiellement visible. Les deux chalets de « Rif Premier » apparaissent au loin. Ils sont encore très loin et j’abandonne l’idée initiale de monter au lac de Belledonne pour tirer directement sur les chalets.

 

La progression est plus facile avec les raquettes aux pieds. En suivant plus ou moins la courbe de niveau, au dessus du GR, on parvient aux chalets. La neige tombée du toit s’est accumulée devant la 1ère porte qui s’ouvre sur l’extérieur. Les raquettes sont utilisées comme pelle et après quelques efforts on parvient à s’engouffrer tous les 6 à l’intérieur. 

Alors que dehors le vent souffle fort, on profite de la quiétude des lieux pour manger un bout. Les deux réchauds participent à l’élévation de température. La petite fenêtre offre une belle vue sur les Grands Rousses.
 

Après cette belle pause, nous reprenons notre chemin après s’être assuré que les portes étaient bien refermées. Nous avions pensé que le retour aurait été pénible tout du moins jusqu’au « pas du bessey », mais finalement non.  Ensuite on a pu couper à travers les pentes enneigées les « s » de montée pour déchausser les raquettes peu avant le « Chazeau » où nous avons fait une 2ème pause café/fruits secs/chocolat/gâteaux.
 

La descente dans le sous-bois est agréable car le terrain est très meuble.
 

Bilan : Une très belle sortie raquettes, un secteur que nous ne connaissions pas encore très bien et qui nous a laissé l’envie de revenir. Surtout pour voir le lac de Belledonne qui était au départ le but de cette randonnée.

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 07:18

Pour ce 05 novembre 2009, les prévisions météorologiques ont été plus que pessimistes. Je suis obligé d’avancer d’une journée la sortie initialement prévue le 06. Mick et Séb sont de la partie et je les emmène dans les Bauges, au dessus d’Albertville, pour une randonnée que j’appellerai le « tour du Grand Roc ». 

Cette randonnée aurait pu s’appeler aussi tour du Mont d’Orisan car en fait on va faire le tour de ces deux sommets mais le Grand Roc étant le plus élevé !
 

Bref il a bien plu ces derniers jours et les sommets ont revêtu leur parure hivernale. Cette randonnée affiche quelques 1300 m de dénivelé et dès le départ c’est raide. On trouve notre rythme de croisière que nous ne quitterons pas jusqu’à la 1ère pause aux chalets de la Balme.
 

La 1ère neige de cet hiver est foulée vers 1200 m. Durant cette montée nous rencontrons tous les arbres (ou presque) qui peuplent nos montagnes : chênes, hêtres, érables, aulnes, épicéas, sapin, pins et même des mélèzes !
 

Après quelques fruits secs et un thé bien chaud, nous finissons l’ascension du col de la Fougère, au pied du Grand Roc. Plusieurs chamois se laissent admirer dans la combe, puis sur l’alpage sommital.
 

Au col, nous avons une belle vue sur le Pointe de Chaurionde, et de la Sambuy, le col d’Orgeval, la pointe d’Arcalod, le Mont de la Coche … Encore beaucoup de sommets, arêtes, vallons à découvrir.


 

On cherche un peu le chemin recouvert par la neige et rapidement nous débouchons aux chalets du Haut du Four. 3 pompiers du GRIMP 73, ont investi une grange. Ils nous invitent à les rejoindre mais nous déclinons poliment leur offre et nous nous installons face au soleil qui parvient à traverser les nuages déjà très nombreux. On sort le pique nique du sac ... et les lunettes de soleil !


 

Un  couple arrive, alors que nous reprenons notre périple. Encore une fois quelques hésitations dans l’alpage enneigé pour retrouver la trace, et nous parvenons à « la charmette ».  Par moment, la vallée de l’Isère se dégage bien et nous avons une belle vue sur Albertville et ses environs. Mais le ciel devient de plus en plus menaçant. Il neige sur les sommets à l’ouest et la température a quelque peu chuté. 

Quelques flocons tombent alors que nous arrivons au chalet d’Orisan. La bergerie est ouverte et peu offrir un bel abri pendant l’hiver. Ici et là, les traces de la dernière estive : de la laine, des sonnailles sans battant, la station de traite … ici tout est encore embaumée. En fermant les yeux on pourrait encore imaginer, le troupeau à l’heure de la traite, chaque animal attendant son tour dans le vacarme des sonnailles, des bêlements des moutons et des chèvres !
 

Nous quittons alors cet alpage (où pendant l’estive on peut acheter du fromage) pour retrouver la forêt. Et, après une (très) longue descente nous débouchons sur le parking par le nord.
 

Bilan : Très belle boucle à réserver à des randonneurs entraînés.

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