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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:25

Cela devient aussi un moment traditionnel pour nous : le brame du cerf dans le sud Vercors.

 

Nous réservons au gîte de la ferme de Lente (http://www.gite-vercors-equitation.com/). Contrairement à l’année dernière c’est seulement au petit matin (réveil 5h) que nous partons, Fred, Etienne, Jean-Claude, Pierrette et moi.

 

Sur le chemin qui nous mène à la place de brame dans les phares de la voiture nous rencontrons un lièvre, un chevreuil puis une belle biche.

 

Une seule voiture stationnée à notre arrivée. Le ciel est bien dégagé et étoilé. En montant à l’affût du Serrou nous entendons déjà quelques brames, à travers la végétation. On souhaite tous qu’un animal traverse devant nous mais la lueur de nos frontales ne les attire pas vraiment.

 

C’est sur le belvédère du Serrou que nous attendrons le lever du jour. Le brouillard se lève un peu comme pour donner une touche plus mystérieuse aux lieux. Après avoir entendu bramer les males pendant 1 bonne heure, on peut enfin observer à la jumelle les cerfs et les biches.

 

Le spectacle est salvateur pour le moral d’Etienne qui commençait à trouver le temps long ! Et quand il peut voir à quelques mètres à peine de nous, en contre bas un jeune cerf suivi d’une belle biche, il est heureux, et enthousiaste.


 

On rentre par l’affût de la palissade. Il y a plus de monde. Encore une fois deux belles biches se laissent facilement observer pour le plaisir de tous les amoureux de la nature. Les males sont plus discrets.

 

On retourne au gîte prendre notre petit déjeuner et dire au revoir à notre hôte.

 

Ensuite j’emmène notre groupe pour une petite balade sur l’alpage du Tubanet. On passe devant la fontaine de Malatra, puis on longe une bonne partie de la forêt d’Ambel mais nous ne faisons qu’entendre les cerfs.


 

On débouche sur l’alpage, au soleil. Contraste saisissant entre le milieu forestier et cet alpage. On monte doucement la croupe herbeuse pour se retrouver sur le bord de la falaise, à dominer le vallon de St Julien de Quint. On peut voir l’alpage de Font d’Urle où nous étions allés l’année dernière.

 

C’est assis dans l’herbe encore bien épaisse que nous pique niquons. Des vautours fauves passent et repassent au dessus de nos têtes ou juste sous nos pieds car ils longent la crête sur laquelle nous sommes. L’envergure de ces oiseaux est impressionnante, mais malgré cela s’est toujours très difficile de leur « tirer le portrait » !

 


Un petit café et puis quelques gâteaux marocains, et nous repartons. Nous passons par le refuge du Tubanet. Ce joli refuge est un peu victime de son succès en cette période de brame. Un groupe s’en va, un autre est attablé.  Plus loin sur le chemin du retour, trois jeunes gens montent le duvet à la main.

 

Voilà cette belle journée se termine. On se quitte sur le parking et on se donne rendez-vous … pour le brame 2010. Un grand bravo à Etienne qui du haut de ses 7 ans s'est levé de bonheur et a participé à la balade qui a suivie.

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 08:00
 

 

Une nouvelle rentrée scolaire, pour l’association. Nous commençons cette saison, 2009/2010, par l’ascension du Mont Colombier dans le massif des Bauges.

 

Jean-Claude, Pierrette, Mick, Séb et moi traversons la station de Aillons le Jeune, presque déserte. Une petite hermine, traverse la route forestière qui traverse la combe de Lourdens.

 

Alors que nous faisons une petite pause (thé, fruits secs) au col de la Cochette, nous sommes rejoints par un couple. Ces derniers ne s’attardent pas et s’attaquent au Mont Colombier par l’arête sud.

 

Je préfère poursuivre dans l’alpage, en direction du col du Colombier car j’ai prévu une visite de la grotte du mineur. Nous passons le chalet de Rossane que les alpagistes n’ont pas encore déserté.


Derrière la grande ferme, un « toit » posé sur le sol ! L’installation permet de récupérer l’eau avant qu’elle ne s’infiltre à jamais dans le calcaire du massif.

 

Le soleil perce légèrement la brume. Et, à hauteur du col nous pouvons admirer le Mt Colombier, la dent de Rossanaz et les alpages. Les cloches des tarines et autres abondances se font entendre.


 


On traverse les parcs à vaches et on descend à la grotte. La visite de cette dernière est assez courte mais intéressante. Equipés de lampes frontales, on rigole comme des gamins et on prend des photos de part et d’autre par l’unique trou qui sépare les 2 galeries.

 

On voit bien le travail des hommes pour creuser ces galeries pour extraire la silice. Les outils utilisés ont laissé leur trace.


 

Au retour dans la 2ème salle, on découvre le cadavre de ce qui pourrait être un renard. Un passage acrobatique amène à une ouverture plus haut. Mais nous arrêtons là notre exploration.

 

Entre temps il semblerait que les brumes se soient levées un peu. Il nous reste l’ascension (soutenue), de l’arête ouest du Mont Colombier à gravir.

 

Arrivés au sommet, nous pouvons admirer partiellement les sommets aux alentours, plus loin le Mt Blanc perce légèrement. Les brumes envahissent tous les fonds de vallée et masquent la belle vue que l’on espérait. Mais l’essentiel est ailleurs : le plaisir de randonner entre amis.

 

Il fait chaud, au calme, à côté de la belle croix sommitale, en bois sculpté, nous déjeunons. Deux autres randonneurs nous rejoignent alors que nous en sommes au café et à l’épiscopal !

 

Pour la descente, nous empruntons la raide arête sud ! Les quadriceps sont mis à rude épreuve. Il faut être prudent, les pierres roulent sous nos pieds. Nous arrivons rapidement au col de la Cochette. Et c’est à travers les alpages, puis une jolie forêt que nous gagnons les chalets de la Fulie. Encore une fois la brumes gâche un peu la vue.


Nous ne nous attardons pas et retrouvons la route forestière qu’il nous faut suivre 20 petites minutes afin de retrouver notre véhicule.

 

Bilan : Pour certains c’était l’occasion de randonner pour la 1ère fois dans les Bauges. Une belle randonnée de reprise, un tout petit peu déçu par la météo. Mais nous aurons l’occasion de revenir dans les Bauges !

Histoire : Dans la combe de Lourdens, les moines chartreux, maitre des forges, frappaient le fer pour fabriquer des clous et des outils. Le fer était acheminé, à dos d'anes, depuis les Hurtières en Maurienne par le col de la Sciaz. Les martinets étaient actionnés grâce à l'énergie hydraulique, et les hauts fourneaux dans lesquels le minerai était fondu, étaient chauffés avec les coupes forestières voisines.

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